Le FMI va accompagner le gouvernement dans sa décision de privatiser l’UTB et la BTCI

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(24hinfo)-Le conseil des ministres réuni le 3 octobre à Lomé a adopté deux projets de loi visant à la privatisation des banques publiques UTB et BTCI.

Engagé depuis des années, le processus de désengagement de l’État n’avait pu être porté à son terme pour la BTCI et l’UTB, anciennes filiales de la BNP pour l’une (nationalisée en 1974) et du Crédit lyonnais, de la Deutsche Bank et de la Banca Commerciale Italiana pour l’autre (reprise par l’État togolais en 1994).

En 2017, le gouvernement togolais a donc réfléchi à fusionner les deux établissements, un projet désormais suspendu, indique le compte-rendu du conseil des ministres, les ministres préférant revenir au premier scénario de privatisation.

Cette option « cadre avec la volonté du gouvernement de se désengager progressivement des secteurs productifs pour faire place au privé » et avec « les opportunités actuelles du marché bancaire », ont estimé les ministres, considérant qu’une fusion à l’heure actuelle représenterait « un coût d’opportunité ».

Pour une mission du FMI en séjour au Togo, dans le cadre de la troisième revue de la facilité élargie de crédit, cette reprise de privatisation va dans la bonne direction et le gouvernement sera accompagné par l’institution.

‘Nous pensons que c’est une décision qui va dans la bonne direction étant donné que des initiatives de privatisation de toutes les banques publiques du Togo ont pu aboutir pour deux banques par le passé et n’ont pas abouti pour ces deux dernières. Alors au moment que le gouvernement reprend cette initiative, nous pensons que c’est une bonne décision qui peut assurer la stabilité financière de ces deux banques à long terme et éviter que le gouvernement n’injecte de fonds dans ces banques. Ceci va être un léger positif pour la situation des deux banques mais également pour le budget de l’Etat’, a déclaré Ivohasina Fizara Razafimahefa, Chef de mission du FMI pour le Togo, vendredi à l’issue d’un entretien avec le président de la république.

Le processus de privatisation doit maintenant être présenté devant l’Assemblée nationale, avant de passer en phase opérationnelle.

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