Blanchiment de capitaux : Les acteurs à l’école des pratiques d’enquêtes et de poursuites pénales

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Après l’atelier de formation basique sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en décembre 2018, la formation intermédiaire s’est ouverte, ce 7 janviers 2019, au Centre de Formation des Professions de Justice (CFPJ) à Lomé. La quarantaine d’acteurs aura, pendant 5 jours, à optimiser les connaissances et pratiques d’enquêtes et de poursuites pénales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et, au-delà, accroître l’efficacité en matière de condamnations, de saisies et de confiscations des avoirs criminels et terroristes, de façon à avoir un impact significatif sur la réduction de la criminalité.

La rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet SAMOUA de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest est organisé en partenariat avec le Groupe intergouvernemental d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA). L’objectif du Togo, selon Suzanne Fiawonou-Soukoudé, directrice du Centre de formation des professions de justice (CFPJ) est accroître l’efficacité de son dispositif de lutte, de renforcer les condamnations, les saisies et la confiscation des avoirs criminels et terroristes.

Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sont deux fléaux très dangereux avec des impacts négatifs sur le système financier et la sécurité des Etats. Ces fléaux requièrent une lutte coordonnée et harmonisée, ainsi que des outils de travail adaptés à l’évolution de la criminalité. Ainsi, après un premier atelier organisé, en décembre dernier, un deuxième s’est ouvert, à l’endroit des mêmes acteurs, notamment des fonctionnaires des agences d’application de la loi en charge du renseignement et des investigations judiciaires, des responsables des enquêtes douanières et les formateurs de leur centre de formation, des magistrats du ministère public et du siège, ainsi que des formateurs de leurs écoles et centres de formation.

Ouvrant les travaux au nom du ministre de la Justice et des Relations avec les Institutions de la République, M. KossiviEgbetonyo a indiqué que la volonté de combattre les fléaux du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme est manifeste au Togo.

Elle est traduite dans les faits par une impressionnante activité normative amorcée depuis 2007 et que le nouveau Code pénal viendra couronner, en 2015, à travers l’incrimination de toute une foule de comportements et leur répression par de très lourdes peines patrimoniales et privatives de liberté. Cependant, a poursuivi M. Egbetonyo, le tout n’est pas de se doter de bonnes lois.

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