ProMIFA : premier décaissement de 4,32 milliards de F Cfa

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Quelques jours après l’approbation par  le Conseil d’administration du FIDA, d’un financement de 20 milliards de F Cfa  pour  le proMIFA-une appellation propre à l’institution-,  est intervenue jeudi à Lomé la  première signature d’un montant de 4,32 milliards de F Cfa   dont 2,16 milliards de francs CFA sous forme de prêt et le reste sous forme don. Les documents ont été signés par le ministre  de l’économie et des finances, Sani Yaya et le  Directeur  de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, M. Lisandro Martin en présence du ministre  de l’agriculture, Noel Bataka.  Ce financement porte  le total des financements du FIDA en appui au développement du secteur rural et agricole Togolais à 100 millions de dollars.

Le MIFA transformé mercredi 6 février  en Société Anonyme  en Conseil des ministres  est une approche holistique liant rationnellement deux chaînes de valeurs qui se parlaient très peu jusqu’alors. En six mois de mise en œuvre, ce mécanisme a touché 5 environ 12 000 producteurs par la mobilisation de 1,1 milliard de francs CFA de financement auprès de trois institutions partenaires de la place. Près de 5 000 producteurs ont bénéficié d’une couverture d’assurance et 15 000 emplois directs et indirects ont été créés et consolidés.

« Ces résultats, sur une courte période de mise en œuvre du Mécanisme, démontrent à suffisance que la vision du Chef de l’Etat est juste et que vous, bailleurs de fonds, plus précisément le FIDA, vous avez raison d’y croire. Et vous y avez cru avant son lancement. La présence du président du FIDA, monsieur Gilbert HOUNGBO en est la preuve palpable lors du lancement. L’engagement du FIDA à accompagner le MIFA à travers le ProMIFA d’un coût de 35 millions de dollars, soit environ 20 milliards de francs CFA en est également le témoignage. L’Etat y contribuera avec 2,2 milliards de francs CFA milliards, les bénéficiaires à hauteur de 1 milliard de francs CFA et le secteur privé s’engagera avec une contribution estimée à 3,6 milliards de francs CFA », a  fait savoir le ministre Sani Yaya.

 Pour ce dernier, l’objectif du ProMIFA est d’offrir aux acteurs des chaînes de valeur agropastorales organisées et performantes, un accès durable aux marchés et à des services financiers et non financiers adaptés.

Pour y parvenir, trois composantes seront mises en œuvre sur six ans à savoir de 2019 à 2024. Il s’agit de :  la composante 1 « appui au développement des chaînes de valeursØ agropastorales », d’un coût de 7,76 milliards de francs CFA, et qui portera sur l’appui technique au développement des chaînes de valeurs agro-pastorales ; la composante 2 « appui au développement des produits et services financiers», d’un coût de 8,79 milliards de francs CFA, visera à améliorer l’accès des petits producteurs organisés et des autres acteurs des chaînes de valeurs agro-pastorales à des services financiers adaptés ;  la composante 3 «appui institutionnel au MIFA, Coordination etØ gestion du ProMIFA » évaluée à 3,69 milliards de francs CFA, apportera un appui institutionnel au MIFA afin qu’il soit pleinement opérationnel et performant. Cette composante assurera la coordination, la gestion, le suivi-évaluation et le transfert des savoirs à travers l’Unité de coordination et de gestion du ProMIFA établie en marge des opérations courantes du MIFA.

Les résultats attendus  souligne-t-il, sont la formation-accompagnement de 160.000 membres des coopératives, le financement d’environ 100 000 acteurs de la chaîne de la valeurü agricole ;  la création, la consolidation d’environ 40 000 emplois directs enü milieu rural dont 10 000 auto-emplois.

   Dans son intervention, le  Directeur  de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, M. Lisandro Martin a salué la vision du gouvernement Togolais, déclinée  dans le Plan national de développement (PND ?2018-2022) à laquelle le FIDA adhère. « Le  Fida partage  la vision du développement du secteur agricole  du gouvernement et est pleinement  engagé  aux côtés du gouvernement pour l’accompagner  dans sa mise en œuvre. C’est pourquoi le FIDA a répondu favorablement à l’appel du gouvernement pour appuyer  le MIFA,  instrument de mise en œuvre  du PND », a-t-il déclaré.

Le FIDA est convaincu, poursuit-il, que le MIFA conçu  une analyse approfondie  en capitalisant  les leçons tirées  des échecs passés et des réussites ailleurs, représente un changement d’approche  courageux, porteur d’espoir pour un impact majeur sur la transformation rurale profonde du pays, la création de richesse durable et d’emplois et partant  de stabilité, au bénéfice des femmes et des jeunes ruraux.

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