Togo : l’ONG ANCE  interpelle le gouvernement    au sujet des Polluants organiques persistants

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Du 18 au 20 mars prochain, se tiendra à Gigiri, au siège des Nations Unies à Nairobi, au Kenya, la réunion préparatoire régionale aux réunions des conférences des Parties aux conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm prévues du 29 avril au 10 mai 2019, à Genève. Son objectif sera de donner aux Parties de la région africaine la possibilité de se consulter avant les grandes assises. Elle permettra aussi aux pays Africains d’examiner les documents de réunion, de discuter de questions de fond, d’identifier les priorités et les défis régionaux et de faciliter la préparation des positions régionales.

A quelques jours de l’ouverture, ANCE-Togo- Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement, membre du réseau IPEN a encouragé jeudi le gouvernement à poursuivre les actions visant à empêcher l’importation de déchets contenant de grands volumes des polluants organiques persistants ( POPs) dans le pays. Elle a exhorté la délégation togolaise qui sera présente lors desdites assises à « exprimer ses préoccupations face aux limites trop faibles fixées pour la définition des POPs- polluants organiques persistants- ».

Les Polluants organiques persistants, (POP) sont des substances chimiques toxiques dont certaines à l’instar de l’Aldrine, Dieldrine, Endrine, DDT, Chlorane, Mirex, Toxaphène et Heprachlore, sont utilisés comme pesticides. Pourtant, des études ont démontré qu’elles présentent de hauts risques pour la santé humaine et l’environnement.

C’est depuis 2006 que le gouvernement a lancé un plan de mise en oeuvre des conventions sur les polluants. En 2017 une campagne de sensibilisation a été menée à l’endroit des différents acteurs. Malheureusement rien ne semble changer.

Du côté de l’ONG ANCE-Togo, elle met en œuvre un projet de plaidoyer pour la définition plus stricte des niveaux de contenu faible en POP dans les conventions de Bâle et Stockholm, financée par IPEN(For a toxics-free future).

L’objectif visé est de promouvoir l’établissement des LPCL pour les dioxines, les PCB de type dioxine, les PBDE, le HBCD et les PCCC qui protégeront la santé et l’environnement. Les actions dans le cadre de ce projet ont pour cibles, les points focaux des conventions de Bale et de Stockholm notamment les autorités du ministère de l’environnement et des ressources forestières, les journalistes spécialisés dans les questions de l’environnement, et les organisations de la société civile de protection de l’environnement.

A en croire, Fabrice Ebeh, Directeur Exécutif de l’ANCE-Togo, les industriels occidentaux ont des lobbyings très puissants parce que techniquement les POPs sont produits volontairement et involontairement et à ce titre il en aura toujours des POPs. Ce qui appelle à une régulation avec fixation de faibles teneurs moins dangereux pour la santé.

« Les Conventions sont généralement des réponses aux problèmes préoccupants et croissants ; c’est devant le constat de la forte production des articles contenant des POPs aux limites non conformes que la Convention apporte les solutions. C’est pourquoi la pléthore des produits POPs ou contenant des POP à de fortes proportions déjà en circulation à travers le monde et qui deviendront déchets à la fin de leur cycle de vie se doivent être identifiés et traités comme POPs. Les Conventions interviennent par réaction et non par prévision », a-t-il déclaré.

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