Togo-Marche du 13 avril 2019 : réactions du PNP et du gouvernement

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La marche du parti national panafricain (PNP) du samedi 13 avril a été émaillée de violences. A Bafilo, un manifestant  a trouvé la mort. Dans un communiqué, la formation politique  de Tikpi Atchadam parle d’un « bilan lourd » et  accuse le gouvernement de  violation de la liberté de manifestation et les libertés publiques. Pour le gouvernement,  les manifestations du  13 avril, se sont faites au « mépris total des recommandations faites  non seulement dans les villes mais aussi dans les localités qui n’étaient pas concernées ».

« Des actes de violences et des barricades ont été enregistrés à Lomé et à Sokodé, des  manifestants ont perturbé le tour cycliste du Togo au niveau de Sokodé en lançant des projectiles aux éléments de tête qui venaient de Kara en se rendant à Tchamba »,  a souligné  le gouvernement dans une note.

Il précise par  ailleurs qu’à Bafilo où la manifestation n’était pas autorisée, « un regroupement de manifestants a été dispersé par les forces de l’ordre ».  « Au cours de la dispersion un manifestant est tombé et a été aussitôt évacué au centre hospitalier préfectoral par les forces de l’ordre où il a malheureusement succombé quelques instants plus tard ».

 L’exécutif togolais présente ses condoléances à la famille éplorée et exprime ses regrets aux autres usagers de la route.

 Sur la personne décédée à Bafilo, le ministre de la sécurité a informé que le président du tribunal de Bafilo a requis un médecin légiste pour déterminer les causes réelles  de ce décès. Il a  rappelé  aux organisateurs de ces manifestations au strict respect des lois et règlements en vigueur et à faire preuve de civisme.

 Outre le décès enregistré  à Bafilo en la personne de Ziedhine Traoré, « battu à mort par des militaires »,  selon le parti  Tikpi Atchadama, il y a eu  des  dizaines de blessés  et des arrestations.

Toujours  ce 13 avril dans  l’après-midi informe le PNP,  « la résidence de  Tikpi Atchadam, le Président du PNP, a été vandalisée par des militaires. Trois jeunes chargés de la sécurité à son domicile (les sieurs Moumouni Ganiou, Ali Sadikou et Kpamkpama Ilyassou) ont été enlevés et conduits vers une destination jusqu’ici inconnue ».

Le PNP  présente ses condoléances à la famille meurtrie,  condamne avec « dernière énergie » la  violation de la liberté de  manifestation  et prend à témoin les organisations sous-régionales, régionales, ainsi que les instances internationales et les organisations des droits de l’Homme sur la situation qui prévaut au Togo.

Enfin le le parti exhorte le peuple togolais à rester vigilant et à ne pas renoncer à « son objectif noble de libération du Togo du joug du régime dictatorial cinquantenaire ».

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