Togo : Gerry Taama traite Jean-Pierre Fabre de « gangster politique »

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Ça devient une guerre ouverte  entre  le  président du groupe parlementaire  PDP-NET à l’Assemblée nationale et le  chef de l’ANC, Jean-Pierre Fabre  qui a  qualifié   dimanche dernier devant ses « supporteurs », les députés de la   VIe législature de «  groupement de malfaiteurs ».   24 heures après  sa réaction   sur une radio  locale  demandant à Fabre du respect pour les députés,  Taama   tacle  sévèrement  dans une « libre opinion »   l’ex-chef de fil de l’opposition  qu’il traite de « malfaiteur attitré  » donc de « gangster politique ».  Il s’appuie sur des attitudes contradictoires  de  l’opposant  entre 2010 et 2018 pour  caricaturer   le  gangstérisme politique du  leader de l’ANC.    « Qu’on se le dise une fois pour toute, désormais, plus personne ne se laissera piétiner », avertit l’honorable Taama.

 L’intégralité   de la réaction de Taama

Gangstérisme politique.

il y a deux jours, un leader d’un parti extraparlementaire a traité les députés de la 6ème législature de malfaiteurs.

Comme je ne comprends pas beaucoup français, j’ai couru regarder la définition de malfaiteur dans le dictionnaire. il y est écrit: Personne qui commet des méfaits, des actes criminels.

J’ai fouillé dans les actes posés par les députés depuis le 8 janvier 2019 pour trouver ce qui a pu motiver des propos aussi méprisants.

Ont-ils augmenté leur émoluments? 
Non, c’est celui qui parle qui avait augmenté pour eux, quand il était député.

Travaillent-ils moins?
Non, les députés actuels ont augmenté leur temps de travail, passant de six mois de sessions à huit.

Travaillent-ils plus longtemps, pour s’éterniser à leur poste? 
Non, ils ont même limité leur nombre de mandats qui était illimité à trois. Celui qui parle avait rejeté cette proposition.

Ont-ils menacé la paix sociale? 
Non, ils ont voté des réformes qui ont fait des victimes innocentes au Togo depuis plus de 13 ans, rompant ainsi le cycle de violences.

Conclusion, les députés actuels n’ont rien de malfaiteurs. Je ne peux pas les appelé bienfaiteurs parce que la misère fatigue trop les Togolais, et eux ils ont trouvé pour eux. Mais ils sont bénéfiques pour le pays.

Maintenant, regardons un peu du coté du leader qui insulte les gens wouya wouya.

En 2010, il est allé a des élections, il a été battu et il a crié que lui on ne le triche pas. Il a fait marcher les gens pendant plusieurs années, se faisant appeler Le vrai président de la République, mais alors que les gens marchaient encore, il a couru pour aller aux élections législatives, pour devenir chef de fil de l’opposition. C’est un méfait, donc attitude de malfaiteur.

En juin 2013, on a voté à l’assemblée une loi portant statut de l’opposition. il a dénoncé cette loi avec véhémence. Mais aussitôt élu, il fut le premier à bénéficier des avantages de cette loi, s’octroyant le statut de chef de fil de l’opposition et toutes les commodités afférentes. C’est un méfait, donc attitude de malfaiteur.

En 2014, il dit partout que sans les réformes, pas d’élections au Togo. Mais il sera le premier à déposer sa candidature pour les élections présidentielles, organisées sans réformes et légitimant ainsi, parce qu’étant chef de fil de l’opposition, ce scrutin controversé. C’est un méfait, donc attitude de malfaiteur.

En 2017, il dit que le seul dialogue avec le président de la République, c’est concernant les conditions de son départ, mais 6 mois plus tard, le voila en train de dialoguer avec les envoyés de ce même président pour finalement aboutir à trois pauvres reformes de la constitution, qui ne seront même pas mises en oeuvre. C’est un méfait, donc comportement de malfaiteur.

En septembre 2018, alors qu’il disposait de huit représentants à la CENI, de 18 jours de recensement et de l’appui de la CEDEAO, il a appelé ses militants au boycott des élections législatives. Six mois plus tard, alors qu’il n’a plus personne à la CENI, que la CEDEAO est partie et qu’on donne trois petits jours pour le recensement sans renouveler le fichier électoral, il appelle ses militants à aller voter pour les locales. C’est un méfait, donc comportement de malfaiteur.

Quand on accumule autant d’attitudes de malfaiteurs, on devient un vrai gangster politique.

Qu’on se le dise une fois pour toute, désormais, plus personne ne se laissera piétiner. Le respect se mérite.

Gerry.

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