Tikpi Atchadam : « Les locales, non merci ! »

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Tikpi Atchadam, le Chef du PNP a confirmé mercredi la non participation de son parti aux élections locales du 30 juin. Cependant  invite  les togolais à « s’opposer avec fermeté »  à  une candidature en 2020  du chef de l’Etat actuel,  une candidature  qu’il qualifie
de trop et qui ouvrira  des « perspectives inadmissibles » pour le pays.

«Nous avons moins d’une année pour écarter la candidature de Faure en 2020 qui constitue un tournant décisif. Il faut apporter à Sylvanus Olympio que la nation née sous ses soins, malgré tout, est devenue adulte et qu’elle est capable de lutter pour se libérer afin de renouer avec l’amour de la patrie qu’il incarne »,  affirme le Chef du PNP dans un audio relayé sur les réseaux sociaux.

Il appelle chaque Togolais à  » se choisir son Gnassingbé, battre campagne pour lui et attendre des faveurs ». « Le danger qui nous guette doit être pris au sérieux. Si nous avalons cette situation, le pouvoir nous donnera à avaler pire et nous n’aurons pas le droit de nous plaindre », alerte le leader du parti au cheval.

Pour le fils de Kparatao, si « le peuple togolais laisse passer ce  moment de l’historie de son pays » et laisse celui qui a à son actif un triple quinquennat briguer un quatrième,  « il n’y aura à chaque élection présidentielle au Togo que les seuls Gnassingbé ».

S’agissant des modifications constitutionnelles adoptées par l’Assemblée nationale, Tikpi Atchadam, note qu’un seul et  même dessein. « Il s’agit ni plus ni moins de s’opposer à l’alternance au sommet de l’Etat ». Car ajoute-t-il,  » le régime RPT-UNIR ne veut pas de la limitation du pouvoir dans le temps et dans les prérogatives, or c’est cela  la raison d’être de la Constitution ».

 » Tous ces efforts constituent à rejeter la lettre et l’esprit de la constitution de 1992. Le régime fait tout pour sauter le verrou de limitation pourtant en harmonie avec les Constitutions de la sous région », a-t-il souligné.

Enfin il a demandé la libération des militants de son parti détenus à la prison civile de Lomé.

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