La lutte contre les armes chimiques « s’engage aussi » dans les médias togolais

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L’Autorité Nationale pour l’interdiction des Armes Chimiques au Togo (ANIAC-Togo) associe les médias à la lutte contre les armes chimiques et produits chimiques prohibés au Togo. Depuis mardi, elle organise à l’intention d’une cinquantaine d’acteurs de médias, une session de formation de deux jours à Kpalimé (120 Kom de Lomé). Les participants  seront  outillés sur l’importance des dispositions de la convention sur l’interdiction des armes chimiques au Togo. A travers cette formation, les hommes des médias sont appelés à contribuer à la lutte contre la prolifération des armes et produits chimiques sous toutes ses formes au Togo.

Ils vont se familiariser avec les dispositions de la convention sur l’interdiction des armes chimiques au Togo (CIAC) et le cadre général de la mise en œuvre de la CIAC.

Pour le  président de l’ANIAC-Togo, professeur de Chimie à l’Université de Lomé, Boyodé Pakoupati qui a lancé les travaux en présence du représentant du préfet de la préfecture de Kloto, « on ne peut pas sensibiliser une population sans l’intermédiaire des médias »

« Certains de nos produits alimentaires contiennent des additifs ou sont purement frelatés, ou même avec de fausses étiquettes. Des produits pharmaceutiques ne sont pas épargnés ainsi que les cosmétiques qui infligent des dommages surtout corporels. Dans nos habitudes traditionnelles, nous avons des pratiques qui nous font boire des solutions issues de lavage des versés bibliques ou coranique, ces solutions sont des encres et contiennent une certaine dose du nitrate d’argent qui est toxique, qui détruit le foie et bloque les reins », a expliqué Prof Boyodé Pakoupati.

En ce début de saison pluvieuse qui marque l’intensification des travaux champêtres, l’utilisation intempestive des pesticides (herbicides et insecticides, fongicides),  le président de l’ANIAC a appelé les médias à densifier les émissions éducatives sur les méthodes à observer quand on manipule ces genres de substances.

Le président a aussi rappelé que le nouveau code pénal du Togo en vigueur, avait pris en compte la problématique des armes chimiques, et en ces articles 563 à 565,  il est prévu  une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans, et des amendes de  5 000 000 à 100 000 000 de francs pour une violation avérée à tout contrevenant.

L’ANIAC, depuis le lancement de ses activités en septembre 2017, a mené  plusieurs  actions importantes.  Des visites, des rencontres nationales et internationales et aussi des séances de sensibilisations à l’endroit des industriels. Une loi est en cours de rédaction.

La mise en place de l’institution est un engagement pragmatique dans la prévention et la lutte contre la circulation illicite des produits chimiques au Togo.

Céline S.

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