Togo : le projet Amplify PF lancé pour renforcer les programmes de planification familiale

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Le  ministre de la santé et de l’hygiène publique, Pr Moustafa Mijiyawa  a donné mardi officiellement le coup d’envoi  au  projet « AmplifyPF »  à l’Hôpital de Bè qui  abrite également le siège.C’est une initiative régionale majeure financée par USAID, dont la vocation est d’élargir l’accès et l’utilisation des services de planification familiale de qualité, en faveur du bien-être de la mère et de l’enfant et de la capture du dividende démographique. Mis en œuvre au  Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Niger et au Togo par le consortium composé de Pathfinder International, Population Council et le CRESAC, il couvre la période 2018-2023 avec un budget total de 18,5 millions USD.

 Au Togo, Amplify PF sera exécuté   dans   trois districts sanitaires  du  pays sur une durée de cinq ans avant une extension en 2023.  Le projet Amplify PF intervient dans un contexte où la mortalité maternelle et infantile reste encore élevée dans la région Ouest africaine avec un ratio qui oscille entre 315 et 679 décès pour 100 000 naissances vivantes, dans les neuf (9) pays du partenariat de Ouagadougou. Selon le ministre Mijiyawa, seul 17,3 % des femmes en âge de procréer utilisent une méthode contraceptive moderne, elles  ont encore en moyenne 05 enfants chacune alors qu’une une femme sur trois a des besoins non satisfaits en planification familiale, 401 femmes décèdent pour 1000 naissances vivantes et 27 enfants sur 1000, meurent avant d’atteindre 28 jours.

« Une telle situation n’est évidemment pas sans risque pour nos mères, nos femmes et sœurs en âge de procréer. Les familles entières sont régulièrement endeuillées car donner la vie devient pour ces femmes le risque le plus élevé », a souligne le ministre Mijiyawa.

Le projet démarré depuis 2018, est un catalyseur, organisateur et fédérateur des ressources et des réseaux de santé pour accélérer l’offre des services de planification familiale et l’utilisation de la contraception au Togo, d’après Dr Aguima Frank Tankoano, directeur régional du projet.

D’ici 2023, il permettra au Togo d’augmenter de 10 points de pourcentage la prévalence contraceptive moderne, de 24,4% en 2018 à 34,4% en 2023, d’avoir  un nombre cumulé de couple-années de protection sur les cinq an de 2. 495. 000, d’augmenter de 363. 892, le nombre d’utilisatrices additionnelles de méthodes contraceptives et enfin d’augmenter le nombre d’agents de santé communautaires appuyés par le gouvernement américain.

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