Traite négrière : l’UNESCO appelle à se mobiliser pour définitivement abolir l’exploitation humaine

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A l’occasion de la commémoration vendredi de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, les chefs de l’ONU et de l’UNESCO ont appelé le monde entier à se rappeler de l’horreur de l’esclavage et à se mobiliser pour définitivement abolir l’exploitation humaine.

« En ce 23 août, nous honorons la mémoire des hommes et des femmes qui, en 1791 à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti et République dominicaine), se soulevèrent et ouvrirent la voie de la fin de l’esclavage et de la déshumanisation. À travers eux, c’est devant la mémoire de l’ensemble des victimes de la traite négrière que nous nous inclinons », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, dans un message.

« La traite négrière transatlantique a été l’une des manifestations les plus effroyables de la barbarie humaine », a rappelé le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres sur Twitter a l’occasion de la Journée. « Plus de 15 millions de personnes ont été victimes de ce crime odieux pendant plus de 400 ans », a-t-il rappelé.

Cette Journée internationale vise à inscrire la tragédie de la Traite dans la mémoire de tous les peuples. Elle doit être l’occasion d’une réflexion commune sur les causes historiques, les modalités et les conséquences de cette tragédie, ainsi que d’une analyse des interactions qu’elle a générées entre l’Afrique, l’Europe, les Amériques et les Caraïbes.

L’horreur de l’esclavage interpelle et remet en question l’humanité – Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO

« L’horreur de l’esclavage interpelle et remet en question l’humanité. L’histoire de la traite négrière est le résultat d’une conception raciste du monde qui pervertit l’ensemble des dimensions de l’activité humaine », a souligné la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Selon elle, cette vision du monde persiste aujourd’hui « dans des discours et des violences qui n’ont rien d’isolé, mais se rattachent directement à cet héritage intellectuel et politique ». Elle juge nécessaire « de refuser tout compromis ou discours d’excuse qui constituent en eux-mêmes une compromission ».

Cette année marque le 25e anniversaire du projet « La Route de l’esclave : résistance, liberté, héritage » de l’UNESCO qui, depuis un quart de siècle, œuvre pour aider les gouvernements, les universités, les médias et les organisations de la société civile à ouvrir ces pages tragiques de notre histoire, combattre l’oubli ou le déni d’un passé pourtant bien documenté par tant d’archives écrites et orales, et faire connaître cet héritage.

UN.ORG

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