Transition des États de la CEDEAO à des peuples de la CEDEAO : le président Issoufou veut s’attaquer à cinq domaines

0

Le président  Nigérien Mahamadou Issoufou, actuel président de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao veut améliorer le fonctionnement des institutions de l’organisation à 15 Etats . Comme son homologue togolais Faure Gnassingbé lors de son passage  à la tête de cette communauté marqué par des réformes, le dirigeant Nigérien  a souligné  lors d’une récente rencontre avec la commission qu’il était important « d’en apprendre davantage sur l’état de mise en œuvre des grands projets d’intégration et de noter les progrès et les défis à relever pour atteindre les objectifs de la CEDEAO ».  Objectif qui vise à améliorer les conditions de vie de 380 millions d’habitants de la CEDEAO, a-t-il dit. Et pour parvenir à la Cédéao des peuples M. Issoufou  veut bâtir son passage sur cinq piliers : le développement des ressources de la région, paix et sécurité, gouvernance, intégration économique et monétaire et croissance du secteur privé.

La vision 2020 de la CEDEAO, a-t-il ajouté, a pour but de contribuer à la réalisation « d’une région sans frontières, pacifique, prospère et cohérente, fondée sur une bonne gouvernance et permettant aux populations d’accéder à et d’exploiter ses énormes ressources en créant des opportunités de développement durable et la préservation de l’environnement. « 

Lire aussi : Mahamadou Issoufou, Président du Niger : « Marier une fille à l’âge de 12 ans c’est promouvoir la pédophilie »

Le Président Issoufou a noté que, malgré les problèmes d’intégration persistants, il souhaitait voir des progrès significatifs dans la consolidation des institutions démocratiques, la paix et la sécurité régionales ainsi que dans les avancées économiques envisagées pour la région.

En ce qui concerne l’union monétaire, il a déclaré que l’harmonisation et le renforcement du cadre macroéconomique régional, en particulier avec le projet de monnaie unique de la CEDEAO, demeuraient une priorité.

« La création de la monnaie unique en 2020 sera un instrument important pour la réalisation de l’intégration économique et politique de notre région ». Il a ajouté, tout en faisant remarquer que tous les États membres étaient fermement résolus à réaliser la convergence macroéconomique afin de garantir la viabilité et la crédibilité de la future zone monétaire.

Lire aussi : Issoufou Mahamadou remplace Muhammadu Buhari à la tête de la CEDEAO

Enfin, le président de l’Autorité a rappelé les domaines clés qui méritaient toute l’attention de l’organisation régionale. Il s’agissait de l’agriculture, de la libre circulation des biens et des personnes, de l’augmentation des échanges intracommunautaires, des programmes régionaux d’éducation et de santé ainsi que du développement social et humain, le capital humain constituant la base de tout développement économique et social.
Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre la réforme institutionnelle en cours au sein des institutions de la CEDEAO conformément au calendrier pour rendre les institutions plus efficaces.

Laisser un commentaire