A Lomé, 13 Etats francophones définissent des stratégies pour mieux contrôler les armes

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Lomé abrite depuis ce mardi 1er octobre, une rencontre sous-régionale sur l’incorporation des dispositions du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) dans les systèmes juridiques nationaux des Etats francophones d’Afrique. Organisée par le gouvernement togolais et l’Union africaine avec l’appui du Fonds volontaire du TCA, la session de haut niveau réunit 70 experts gouvernementaux, parlementaires et de la société civile venus de 13 pays d’Afrique francophone, Bénin, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Madagascar, Mali, République centrafricaine, Niger, Tchad, Guinée, Iles Maurice, Sénégal et Togo.

Selon les organisateurs, le présent séminaire fait suite à une première série organisée à Lomé, il y a deux ans sur le thème : « renforcement des capacités des acteurs africains sur la mise en œuvre du TCA ».  

Pendant 3 jours, les participants auront à échanger sur plusieurs thématiques parmi lesquelles, le processus  d’intégration du TCA dans les systèmes juridiques nationaux, le TCA, les droits de l’Homme, la violence sexiste et les Objectifs de développement durable (ODD), le rôle des parlementaires dans la mise en œuvre du TCA, la lutte contre les détournements dans le transfert des armes et la coopération internationale dans la mise en œuvre du Traité.

74% des armes n’appartiennent pas à  des FDS 

Présent à l’ouverture, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Gal.  Damehame Yark, a déclaré, à cette occasion, qu’un milliard et demi de personnes vivent aujourd’hui dans les régions touchées par la fragilité de l’autorité de l’Etat, les conflits ou la violence liés à la criminalité. Par ailleurs, chaque année, on estime que 700 à 900.000 nouvelles armes légères et de petit calibre viennent s’ajouter aux 875 millions d’armes déjà en circulation dans le monde. 74% de ces armes à feu n’appartiennent pas à des stocks des Forces de Défense et de Sécurité, mais sont détenues par des civils, a souligné le ministre. Ces chiffres illustrent selon le ministre à suffisance, la gravité de la situation et l’urgence à agir. « Il est donc évident qu’à la lumière de tout ce qui précède, nous avons l’obligation d’œuvrer avec détermination pour établir des mécanismes robustes de mise en œuvre du TCA, en vue de contribuer à réduire les souffrances humaines », a martelé le ministre Yark.

« Nous avons l’obligation d’œuvrer avec détermination pour établir des mécanismes robustes de mise en œuvre du TCA en vue de contribuer à réduire les souffrances humaines (…) Nous déplorons et notons que 420 millions d’enfants dans le monde vivent dans des zones de conflits, où ils courent quotidiennement le risque d’être tués ou mutilés, de sombrer dans la famine ou de voir l’éducation interrompue », a-t-il ajouté.

A travers le TCA, les pouvoirs publics veulent  prévenir et éradiquer le détournement des armes légales vers des circuits illicites ou des utilisateurs non autorisés afin de contribuer à la paix, à la sécurité et à la stabilité.

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