Afrique

Guinée-Bissau : l’armée bloque le retour d’Umaro Sissoco Embaló

📲 Suivez 24heureinfo sur WhatsApp
Recevez nos dernières actualités du Togo, d’Afrique et du monde directement sur WhatsApp.
Rejoindre notre chaîne WhatsApp

L’ancien président Umaro Sissoco Embaló ne peut pas, pour l’heure, rentrer en Guinée-Bissau. Le Haut commandement militaire chargé de la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public affirme que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies pour garantir son retour, dans un pays toujours plongé dans une transition politique.

Le retour d’Umaro Sissoco Embaló en Guinée-Bissau est bloqué par les autorités militaires. Dans un communiqué publié mercredi à Bissau, le Haut commandement militaire chargé de la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public indique avoir interdit le retour de l’ancien président sur le territoire national.

Selon les autorités militaires, cette décision intervient après un examen de la situation nationale et des conditions sécuritaires. Elles estiment que les garanties nécessaires ne sont pas réunies pour assurer le retour de l’ancien chef de l’État.

Umaro Sissoco Embaló : l’armée invoque la sécurité nationale

Dans le communiqué n° 07/ACM/2026, le Haut commandement militaire affirme que sa décision repose sur des considérations liées à la sécurité nationale, au maintien de l’ordre public et à la prévention de nouvelles tensions susceptibles d’affecter la stabilité du pays.

Aucune autre justification n’est avancée dans le document au-delà de ces motifs sécuritaires.

📲 Suivez 24heureinfo sur WhatsApp
Recevez nos dernières actualités du Togo, d’Afrique et du monde directement sur WhatsApp.
Rejoindre notre chaîne WhatsApp

Cette interdiction intervient alors que la Guinée-Bissau traverse une période de transition politique au cours de laquelle les autorités militaires ont imposé plusieurs restrictions aux activités politiques.

Les rassemblements politiques toujours interdits

Le Haut commandement rappelle que les manifestations et rassemblements politiques restent interdits pendant la période de transition.

Les autorités préviennent que tout contrevenant à cette interdiction s’expose à des sanctions prévues par la législation en vigueur.

Dans son communiqué, l’armée appelle également la population ainsi que la communauté internationale au calme et à la coopération avec les autorités, au nom de la préservation de la paix et de l’ordre public.

Une transition politique sous surveillance

La décision concernant Umaro Sissoco Embaló intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en Guinée-Bissau. Les autorités militaires maintiennent leur contrôle sur la vie publique et encadrent strictement les activités politiques et les rassemblements.

Le retour de l’ancien président reste ainsi suspendu, alors que les autorités militaires mettent en avant la nécessité de préserver la sécurité et la stabilité du pays durant la période de transition.

Lire aussi-Cédéao : Mamadi Doumbouya fustige la politique de sanctions et appelle à une refonte de l’institution

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page