Coopération

Togo-Chine : plus de 50 ans de coopération, un partenariat stratégique à consolider

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Plus de cinq décennies après l’établissement de leurs relations diplomatiques, Lomé et Pékin veulent donner une nouvelle impulsion à leur coopération. Établies le 19 septembre 1972, les relations entre le Togo et la Chine couvrent aujourd’hui plusieurs secteurs, des infrastructures à l’agriculture, en passant par la santé, l’énergie, l’éducation et les investissements.

Cette coopération a franchi un nouveau cap en septembre 2024. À l’occasion de la rencontre entre Faure Gnassingbé et le président chinois Xi Jinping, en marge du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), les deux pays ont décidé d’élever leurs relations au rang de partenariat stratégique global. Cette nouvelle étape doit notamment permettre d’élargir les domaines de coopération et de renforcer les échanges économiques entre les deux pays.

Des infrastructures aux secteurs sociaux

Au fil des années, la Chine a participé à plusieurs projets structurants au Togo. La coopération bilatérale a notamment porté sur des infrastructures routières, aéroportuaires et administratives, avec la construction du nouveau terminal de l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, du Grand Contournement de Lomé, de la route de contournement de la faille d’Alédjo et de Défalé, ainsi que du siège de l’Assemblée nationale et de plusieurs bâtiments administratifs.

Dans les secteurs sociaux, l’appui chinois s’est également traduit par des interventions dans la santé, l’agriculture, l’eau et l’énergie. Le Togo a notamment bénéficié de missions médicales chinoises, de programmes agricoles, de la réalisation de centaines de forages en milieu rural et de la fourniture de kits solaires.

Sur le plan économique, les investissements chinois au Togo atteignaient 56 millions de dollars à fin 2022, selon les données publiées par la présidence togolaise. Pékin a également accordé un traitement tarifaire préférentiel à 98 % des produits d’origine togolaise exportés vers la Chine.

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Un partenariat davantage tourné vers l’investissement

La nouvelle orientation des relations sino-togolaises accorde une place importante aux investissements et aux partenariats avec le secteur privé. Lors de son séjour en Chine en septembre 2024, Faure Gnassingbé avait rencontré des représentants d’entreprises et d’organisations économiques chinoises, avec des échanges portant notamment sur les infrastructures, la logistique, l’énergie, l’agriculture, l’industrie manufacturière et les technologies.

Le numérique figure également parmi les secteurs identifiés. À Pékin, le chef de l’État avait notamment échangé avec le groupe Huawei sur des solutions technologiques susceptibles d’accompagner les ambitions du Togo dans le développement de son économie numérique.

La coopération s’étend par ailleurs aux infrastructures de développement, à l’énergie, à l’eau et à l’assainissement, avec plusieurs projets envisagés ou annoncés par les deux parties.

Une nouvelle étape avec la visite de Faure Gnassingbé

La visite officielle de Faure Gnassingbé en Chine, annoncée à partir du 9 octobre 2026, intervient ainsi dans un contexte marqué par ce nouveau partenariat stratégique global. Elle devrait permettre aux deux parties de faire le point sur les engagements pris et d’examiner de nouvelles opportunités de coopération.

Les investissements, les partenariats public-privé, les infrastructures et les priorités de développement du Togo devraient figurer parmi les sujets d’intérêt. Pour Lomé, l’enjeu est notamment de transformer le partenariat stratégique global avec Pékin en davantage de projets et d’opportunités économiques.

Après plus de 50 ans de relations diplomatiques, le Togo et la Chine cherchent donc à passer à une nouvelle phase de leur coopération, avec une place accrue accordée aux investissements, aux infrastructures et aux secteurs susceptibles de soutenir la transformation économique du pays.

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