Coopération

Togo : sommet Cédéao-CEEAC

(24hinfo)-Lomé va accueillir, le 30 juillet prochain, un sommet conjoint des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) sur la paix, la sécurité, la radicalisation et l’extrémisme violent. En prélude à cette rencontre,  une réunion préparatoire de deux jours, regroupant des experts des deux régions, a été ouverte ce mardi 10 juillet, à Lomé. Ces travaux permettront de proposer, aux plus hautes autorités, une approche commune sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans leur espace commun. Il s’agira, précisément, d’échanger sur la situation sécuritaire générale dans les deux régions et sur les initiatives régionales et nationales de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, en se référant aux cas de la CEEAC, de la CEDEAO, du CBLT, du G5 Sahel, du Cameroun, Tchad, Niger, Nigeria, Mali et Burkina Faso.

En ouvrant cette rencontre, l’ambassadeur Kadangha Bariki Limbiye, représentant du ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, président du Conseil des ministres de la CEDEAO, a indiqué qu’en décidant d’organiser un sommet CEDEAO-CEEAC, les chefs d’Etat et de gouvernement ont pris la mesure de la situation sécuritaire préoccupante dans les Etats des deux communautés respectives et son incidence sur la réalisation des projets prioritaires de développement. Selon lui, les Etats membres de la CEDEAO et de la CEEAC, à l’instar des autres régions, font l’objet d’actes récurrents de criminalité sous diverses formes, sur fonds de radicalisation et d’extrémisme violent, qui remettent en cause la paix, la sécurité et le développement. Le Togo, dit-il, condamne ces actes de barbarie et de mépris de la personne humaine et réaffirme sa position, quant à la nécessité de renforcer la coopération régionale et sous-régionale, en matière de la promotion du dialogue interreligieux et interculturel.

Nécessité d’une coopération CEDEAO-CEEAC

Selon le secrétaire général adjoint de la CEEAC, M. Edu Mba Mokuy, il est impérieux, pour l’Afrique Centrale et l’Afrique de l’Ouest, de mutualiser les moyens et de renforcer la coopération pour faire face à toutes les menaces sécuritaires communes. Les deux régions ont en partage des frontières terrestres et maritimes communes, abritant tout au long des populations très proches, voire identiques, sur le plan ethnolinguistique. Ces populations, a-t-il rappelé, sont organisées autour des activités économiques qui renforcent les échanges transfrontaliers, notamment la pêche, l’agriculture et l’élevage. La proximité géographique, socio-culturelle et économique entre l’Afrique Centrale et l’Afrique de l’Ouest crée ainsi des liens, des interdépendances et des influences aux niveaux des Etats et des populations de ces deux ensembles qu’ils partagent les mêmes vulnérabilités et les mêmes problématiques sécuritaires. Les deux ensembles font face aussi à de nombreuses menaces sécuritaires et environnementales dans le Golfe de Guinée, notamment la piraterie, le trafic de pétrole, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et le déversement de déchets toxiques dans la mer. Ils subissent également le développement d’activités illicites transfrontalières, notamment le trafic des armes et d’êtres humains, le trafic de drogue ainsi que le blanchiment d’argent. Ceci a conduit, depuis 2013, à un processus irréversible de coopération enclenché dans le domaine de la sécurité et de la sûreté maritimes, afin de doter les deux régions de cadres juridiques et opérationnels de lutte contre des actes illicites de tout genre. Ce processus a été concrétisé par le sommet conjoint des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et de la CEEAC, qui a adopté la déclaration sur la sûreté et la sécurité maritimes dans le Golfe de Guinée, le 25 juin 2013 à Yaoundé, au Cameroun. Cette déclaration a permis de lancer le « processus de Yaoundé », qui définit une architecture commune de sécurité maritime, interconnectée et coordonnée par le Centre Inter-régional de coordination basé à Yaoundé, au Cameroun.

Avec Togo Presse

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