Développement

Dossier/ Plaine de Mô ; ce ‘sixième continent’ du Togo qui se métamorphose au rythme de PDRI-Mô

(24hinfo)-Le projet de développement rural intégré de la plaine de Mô ( PDRI-Mô) conçu et mis en œuvre par le gouvernement togolais avec le concours de ses partenaires, vient réécrire une nouvelle page de l’histoire de ce coin du Togo jadis considéré comme ‘le sixième continent’

La construction des pistes rurales, des écoles, des centres de santé, des centres de loisirs et bien d’autres infrastructures ont transformé cette plaine de 1.000 Km2 au Nord du pays, qui aujourd’hui n’a rien à envier aux autres contrées du Togo.

De Djarkpanga à Tindjassi et de Boulohou à Saiboudè en passant par Kagningbara, Folo, Tassi, Agbamassoumou ou encore Souroukou, aucun village ou canton n’a été laissé pour compte.

PDRI-Mô : un engagement du gouvernement

Le lancement de ce projet de développement en 2012 par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé relevait d’une question d’urgence de ‘valorisation les ressources naturelles et d’amélioration du niveau de vie de la population de la plaine’. Cette vision ‘incontestable’ fixée par les autorités du pays a fait du chemin, et 6 ans après partenaires et gouvernants peuvent se frotter les mains.

L’initiative, d’un coût de 15 milliards de F Cfa financée par la BOAD, la BID et l’Etat, a pour objectif d’améliorer les conditions d’accès aux services sociaux de base et d’améliorer les revenus des agriculteurs et de permettre un renforcement des organisations paysannes villageoises.

Le ministre Agadazi

‘Les actions qui ont été menées par le gouvernement dans toute la plaine de Mô touche tous les aspects de développement. Le souci du Chef de l’Etat est d’améliorer le niveau de vie de toute la population dans la plaine, de la santé, à la fourniture du courant , de l’eau, à la commercialisation des produits en passant par le désenclavement avec la construction des pistes qui ouvre le marché de la plaine de Mô aux autres marchés du territoire et même sur le plan international’, explique le ministre de l’agriculture, Ouro Koura Agadazi.

6 ans après, les  résultats sont au rendez-vous

La construction des pistes rurales a permis de relier les différents cantons que compte la préfecture entre eux. Les écoles, les centres de santé et de loisirs, ont transformé cette plaine et offert à la région toutes les chances de développement.

Au jour le jour, comme à Kagningbara, les réalisations du projet marquent les esprits.

‘Vraiment PDRI-Mô a bien travaillé. Actuellement dans notre milieu, ça a changé, la localité a beaucoup changé, le projet a amélioré beaucoup de choses, hier on avait tellement de besoins, pas de pistes rurales pour se déplacer, l’inondation par ici et là mais ce n’est plus le cas, aujourd’hui avec le projet’, souligne Samon Ntakpota, Chef canton de Kagningbara.

Toujours, au chapitre des infrastructures, des magasins de stockage et des centres communautaires ont été construits, lesquels viennent résoudre les difficultés d’accès aux structures d’accueil.

Djarkpanga chef-lieu de la préfecture du Mô fait figure d’une ville en renaissance.

Lors d’une inauguration

Le visage de ces changements s’observe, ça et là, les bâtiments poussent. A l’entrée du territoire, se trouve les bureaux de la préfecture, qui offre une attraction et à quelques kilomètres se trouve l’inspection générale des enseignements primaires et secondaire.

L’accès à l’eau potable, à l’électricité, et à d’autre palette de services sociaux de base sont devenus choses désormais possibles.

‘Nous sommes très heureuses parce qu’aujourd’hui nous avons l’eau potable à portée de main, avant ce n’était pas possible. Nous sommes vraiment contentes pour ça. Merci au président de la République Faure Gnassingbé pour le développement de notre milieu’, s’est réjouie dame Amina Issifou.

A l’école primaire publique de Gbanda, apprenants et enseignants semblent découvrir le goût de l’éducation avec la construction des nouvelles écoles. Ici comme dans les autres cantons, le projet leur a apporté bâtiments et cantines scolaires.

‘Maintenant comme nous avons de nouveaux bâtiments, les enfants sont fiers et ont retrouvé le goût de venir à l’école, Au CEPD de l’année passée, nous avons eu 100%’, a indiqué un enseignant.

PDRI-Mô, un projet compris par la population

La réalisation du projet a été possible grâce au concours de tous. Toutes les actions ont été aujourd’hui menées grâce à la participation des populations qui ont cerné l’urgence des actions à leur profit. Et les parcelles cédées pour des constructions ou des réalisations ont été indemnisées.

‘Il y a une indemnisation communautaire qui touche les biens communautaires, que quand une propriétaire cède un bien pour une réalisation communautaire, on fait une indemnisation’, martèle Abalo Balakindo, chef du projet en charge des questions environnementales.

Pour un plein épanouissement des producteurs agricoles, le projet a prévu la promotion des zones d’aménagement agricoles planifiées.

La création de ces Zaap, trois au total, permettra aux producteurs de mettre en valeur des espaces cultivables et d’en tirer meilleur profit. 1500 hectares par ZAAP, soit 4.5 00 au total pour les trois, permettront de regrouper ou de fédérer toutes les activités culturales en coopérative depuis la production jusqu’à la mise en marché.

Il sera ainsi question pour le ministère de l’agriculture, de structurer les communautés à la base autour des filières avec la maîtrise des facteurs de production, des facteurs de transformation et le facteur de mise en marché avec éventuellement la labellisation.

Somme toute, la plaine de Mô aujourd’hui n’est même plus à comparer à celle d’hier, l’accès à l’eau est facile, le taux de scolarisation a augmenté, il n’y a plus de cessation de classe faute d’infrastructures, il y a également un accès facile aux services de santé, le taux de fréquentation est en avant.

Il appartient aux structures impliquées surtout au ministère de l’agriculture d’encadrer, d’encourager et d’accompagner les paysans à exploiter le plein potentiel de ce projet, qui donnera les capacités aux paysans de changer leur vie dans la plaine.

Charles Djade avec  Pierre Soussoukpo, et Adolphe  Pacca de la  TVT

La rédaction

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