Diplomatie

Faure Gnassingbé témoin de l’investiture du nouveau Chef d’Etat sierra-Léonais

(24hinfo)-Le président Faure Gnassingbé actuel président en exercice de la Cédéao a assisté samedi à Freetown à l’investiture du nouveau président de ce pays, Julius Maada Bio, élu à la présidence le 31 mars dernier.

La cérémonie qui a commencé, avec plus de 90 minutes de retard, devant des gradins remplis de dizaines de milliers de partisans de M. Bio arborant la couleur verte de sa formation, le Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP) a fait officiellement un mort dans les bousculades. Un bilan qui pourrait s’alourdir selon la police de ce pays, qui se confiait à nos confrères de l’AFP.

Bio, un ancien militaire l’avait emporté lors de la présidentielle du 31 mars avec 51,81% des voix, contre 48,19% pour le candidat du parti au pouvoir, Samura Kamara.

Il avait déjà brièvement accédé à la tête de l’Etat en 1996 en renversant le chef de la junte, le capitaine Valentine Strasser, dont il était le numéro deux, avant de rétablir le multipartisme et de remettre le pouvoir aux civils.

Elu cette fois démocratiquement, il avait prêté serment juste après l’annonce des résultats le 4 avril, marquant le retour aux affaires du SLPP après 10 ans d’opposition.

Après le passage des troupes en revue, le président sortant, Ernest Bai Koroma, lui a symboliquement remis le « sceptre du pouvoir », symbolisant le passage de témoin entre les deux hommes, tous deux habillés de blanc, qui se sont longuement serré la main.

Lors de ses cinq premières semaines au pouvoir, M. Bio a suspendu les célébrations de la fête nationale, pour raison d’économies, annoncé que les fonctionnaires devraient prendre leur service à l’heure et réinstauré l’obligation de participer au nettoyage des rues une fois par mois.

Bio a annoncé en fin de semaine que l’enseignement primaire et secondaire serait gratuit à partir de septembre prochain, une promesse faite pendant sa campagne électorale.

Dans son discours d’investiture, il s’est à nouveau engagé à exercer le pouvoir de manière « disciplinée, intègre et professionnelle » et à combattre la corruption et la pauvreté, deux fléaux qui minent cette ancienne colonie britannique d’Afrique de l’Ouest, où la moitié de la population de plus de 15 ans est analphabète.

Le pays est l’un des plus pauvres du monde, en dépit de la présence de gisements de minerais et de diamants. Il récupère de la guerre civile (120.000 morts entre 1991 et 2002) et de l’épidémie d’Ebola, qui a tué 4.000 personnes en 2014-2016.

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