Economie

La Cédéao remet sur la table la question de la qualité  et la  protection des consommateurs  

(24hinfo)-Lomé  abrite  depuis ce mercredi  un atelier régional  de formation des associations des consommateurs sur le guide des Nations Unies relatif aux principes directeurs pour la protection du consommateur.

La  rencontre organisée après la célébration au niveau mondial de la journée internationale des consommateurs le 15 mars dernier, vise à contribuer à l’adoption par  la région d’une approche plus adaptée concernant la prise en charge de la question de la protection des consommateurs.

La Cédéao c’est plus de 320 millions de consommateurs et le  défi pour les chefs d’Etat et de gouvernements est  d’instituer un véritable dispositif régional de qualité  efficace et véritablement opérationnel  pour  assurer plus de protection aux  consommateurs. Ceci avec une implication des associations des consommateurs à travers une   approche plus adaptée en matière de protection des consommateurs.

Il s’agit de mieux informer ces derniers sur les caractéristiques de l’offre et de renforcer la défense de leurs droits.

La rencontre de Lomé vient  à point nommé pour le renforcement des capacités des membres des dites associations   de consommateurs constituées dans les 15 Etats de la Cédéao en vue de leur permettre de mieux jouer leurs rôles qui ne sauraient être efficaces sans la part de l’Etat.

Le sujet qui nous  réunit  à Lomé, tire sa première justification dans les textes fondamentaux de l’organisation communautaire, a déclaré dans son intervention,  Mamadou Traore, Commissaire de la Cédéao, en charge de l’industrie et de la promotion du secteur prive

En effet, le traité de la CEDEAO, signé en 1975 et révisé en 1993, a fixé le développement et la coopération régionale dans le domaine industriel et de la qualité comme l’une des priorités du processus d’intégration économique régionale.

C’est dans le souci de renforcer cette coopération régionale que les Chefs d’Etat  et de Gouvernement ont adopté en 2010 la Politique Industrielle Commune de l’Afrique de l’Ouest (PICAO). Cette dernière vise à  maintenir une structure industrielle solide, compétitive au niveau mondial, respectueuse de l’environnement et capable d’améliorer sensiblement les conditions de vie des personnes d’ici à 2030 .

Ainsi, pour les chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace communautaire, la compétitivité économique de la région à travers la fourniture de biens et de services de qualité et de classe mondiale passe par  une protection appropriée des consommateurs et une préservation de l’environnement pour un développement durable.

D’où la place importante occupée par les consommateurs dans les politiques, a rappelé de son côté le ministre togolais du tourisme et de l’industrie, Ihou Attigbé, Yaovi.

Les consommateurs dont il s’agit ici ne sont autres que vous et moi, c’est-à-dire le troisième maillon du trio composé du producteur, du commerçant et du consommateur qui se trouve être malheureusement celui qui apparaît comme le plus faible. Cette réalité est préoccupante face au contexte actuel caractérisé par la globalisation et l’ouverture des marchés ainsi que la libéralisation des échanges’, a déclaré le ministre togolais de l’industrie à l’ouverture des travaux.

Poursuivant, il a déploré l’inactivité   du système d’inspection, d’analyse, d’essais et de certification des pays.

Quant aux organisations de la société civile le ministre Attigbé a  souligné leur mauvaise structuration  à pouvoir jouer le rôle de contrepoids face aux producteurs, commerçants et distributeurs de marchandises et services de qualité parfois douteuse, beaucoup plus enclins aux gains faciles et moins préoccupés par la qualité des produits, la protection du consommateur et de l’environnement.

‘ Ces produits et services de qualité douteuse peuvent occasionner des conséquences sanitaires, économiques, socioculturelles et environnementales’, a-t-il relevé.

Devant une telle situation, quel que soit le dispositif de contrôle de qualité mis en place par l’Etat ou les pouvoirs publics, l’action des associations des consommateurs reste plus que nécessaire et déterminante,  a  souligné  M. Attigbé qui était revenu sur les efforts de son pays en matière de qualité. Il a cité pêle-mêle  la transposition des textes et normes  communautaires  dans la législation nationale et  l’opérationnalisation prochaine de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement et des structures techniques de la qualité.

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