Economie

La vitalité  de l’artisanat togolais

(24hinfo)-Contributeur  au PIB (produit intérieur brut) du pays à hauteur de 18%, le secteur de l’artisanat participe à 20 %  à la réduction du déficit de la balance commerciale du Togo. Ces dernières années, le  secteur  a amorcé son décollage  avec envion un  million d’artisans en  activité et 20 000 nouveaux diplômés sortis des centres d’apprentissage.  Quelle est la santé du secteur et la vision des pouvoirs publics pour l’artisanat Togolais ?  Eléments de réponse.

L’artisanat togolais  représente un formidable gisement d’activités et est considéré  comme un secteur à fort taux potentiel.  Plus de 300  différentes activités sont exercées sur l’ensemble du territoire. Il  rayonne de savoir-faire et s’affiche en secteur  par excellence pour les  micros et petites entreprises.  Il joue un rôle important dans la production manufacturière du pays.

Sa capacité à transformer et à valoriser les produits locaux,    a amené  le gouvernement à lui  donner les moyens pour son plein développement,  d’où en 2011 l’adoption  d’une  politique nationale de développement de l’artisanat avec pour  objectif  d’ici 2030 de rendre le secteur viable, compétitif capable de répondre à la demande au plan local et de conquérir les marchés régionaux, sous-régionaux et internationaux. Une place de choix à la commercialisation des produits et services artisanaux a été concédée dans cette politique.

‘Le secteur étant très créateur d’emplois, son importance dans la lutte contre le chômage ne doit pas être sous-estimée. Il recrute en effet des personnes peu ou non qualifiées pour lesquelles il existe de moins en moins de débouchés sur le marché du travail. L’Artisanat offre aussi à ces personnes des perspectives de carrière en les formant « sur le tas » et/ou à travers les programmes de la formation continue’,   déclarait  Victoire Tomégah-Dogbé,   la ministre de l’artisanat  l’an dernier lors de  la cérémonie d’investiture des délégués des chambres régionales des métiers du Togo.

Face  à la volonté de faire épanouir le secteur,  un investissement de taille a été   engagé par le gouvernement. Entre 2011 et 2017,  plus de 8  milliards F Cfa ont été investis  dont 3,5 milliards de crédits octroyés aux artisans, 965 millions F Cfa investis dans la réalisation de projets et 3,9 milliards F Cfa comme  la valeur financière de kits d’outillage offerts aux jeunes.

Artisanat, un secteur propulseur

Pour un pays, développer l’artisanat c’est donner  de l’oxygène à d’autres secteur. L’artisanat  se place  en avant-garde  et joue un rôle de propulseur du développement de plusieurs autres secteurs, en l’occurrence, l’agriculture, l’industrie, le commerce, le tourisme etc. Il contribue, pour une part non négligeable (18%) à  la formation du PIB et à la réduction du déficit de la balance des paiements pour 20%.

De nombreuses caractéristiques, inhérentes à l’artisanat, relèvent du développement durable : des entreprises à taille humaine, des relations personnalisées avec la clientèle, le maintien de savoir-faire locaux et traditionnels, le maillage des localités rurales, l’animation des centres-villes et des quartiers etc…

Ainsi, l’artisanat se présente aujourd’hui comme un excellent créneau porteur, créateur de richesses et peut se targuer de constituer une composante majeure du développement économique, social et culturel de notre pays.

  Système d’information sur l’artisanat

Afin d’aider   véritablement les professionnels  à contribuer au développement du secteur de l’artisanat, le gouvernement a aussi  mis en place un projet de banque de données baptisé,  système d’information sur l’artisanat.

La philosophie  est d’avoir par ce mécanisme, un outil de collecte, d’analyse, de stockage et de diffusion de l’information qualitative du secteur et son environnement. A ce jour, 53 360  artisans sont rentrés dans cette base.

A cela s’ajoutent, 27 centres de ressources pour l’artisanat construites ou réhabilités. 70 % de préfectures  disposent de telle infrastructure pour un investissement  global de 850 millions F Cfa.

L’ambition pour le secteur est grande et les moyens seront davantage consacrés. Pour les prochaines années, le gouvernement apprend-t-on,  va poursuivre le renforcement du cadre légal, juridique, et institutionnel du secteur,  la mise en place des centres de ressources artisanales pour couvrir toutes les préfectures, le renforcement des capacités des artisans et  la mise en place de mécanisme de protection sociale.

Avec Focus Infos

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