Economie

PAEIJ-SP : bravoure et totale adhésion des jeunes entrepreneurs bénéficiaires

(24hinfo)-Jeudi 5 juillet et vendredi 6 juillet, la ministre  en charge de  l’emploi des jeunes a   visité  certaines entreprises bénéficiaires du projet d’appui  à l’employabilité et à l’insertion  des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP). QSI-Quality Service international  basée à Lomé et JCAT –Jonction pour la croissance agricole au Togo basée à  Talo à l’entrée d’Atakpamé, deux entreprises structurantes  ont reçu  la  visite  de la ministre accompagnée de la représentante résidente de la Banque Africaine de développement (BAD) au Togo, Khadidia Diabi.  L’unité  de tri et de stockage du maïs et Soja   à Lomé ainsi que son  site de transformation du manioc  à Atakpamé  et le primo –Yeneke-, producteur  de maïs  à Atchadé Copé à 48 km d’Atakpamé dans l’Ogou et à 3 Km  de Nayamassila ont  également été visités.

Sur ces différents sites,  la délégation   de  la ministre Victoire Tomégah-Dogbé  a vu  les réalisations,  touché  et  apprécié  l’impact  des financements du projet  et  l’engagement  des entrepreneurs bénéficiaires  à faire évoluer leur entreprise.

Chacun de son côté se réjouit du projet PAEIJ-SP lancé en 2016 par le Chef de l’Etat et dont l’objectif visé est de créer les conditions favorables à une croissance économique reposant notamment sur l’employabilité des jeunes et la promotion de l’entreprenariat dans les secteurs porteurs.

Le PAEIJ-SP apporte de l’espoir aux  primo- entrepreneurs

Les témoignages des bénéficiaires recueillis sur le terrain  illustrent à quel point  le PAEIJ-SP  est venu  en ‘sauveur’  pour les  jeunes engagés.  Le projet se révèle comme  un outil adapté aux inquiétudes et structuré autour des chaines de valeur.

Le  PAEIJ-SP vient résoudre  les  problèmes liés à la demande  des crédits auprès des banques et institutions de microfinance par  des jeunes entrepreneurs, assurer à ces derniers un  accompagnement autour d’une chaîne de valeur  et dans le  cadre de ce projet, autour  du  maïs ou du  manioc ou  du Soja ou encore des  volailles et des petits ruminants. Enfin le projet apporte des solutions aux  problèmes de mévente et d’absence de marché.

Le primo-entrepreneur à droite de la ministre Victoire Tomégah-Dogbé

‘Avec la structuration de ce  projet dont j’ai bénéficié  de plus de 1 million de F Cfa, j’ai plus de souci pour la culture de mon champ. Je sais combien produire à la fin de la saison, combien vendre et les ressources en termes de prévision, et surtout  à qui vendre ma production’, nous confie Yeneke  Palouki, un jeune de 32 ans avec trois filles-primo entrepreneur évoluant dans la production de maïs blanc à Atchadé Copé  dans l’Est-Mon. Cette année, son champ

Le promoteur de QSI en cravate en pleine explication avec la ministre

s’étend une superficie de 10 hectares contre 7  pour l’année dernière.

Pour M. Tchamdja Koudjoukabalo,  responsable de l’entreprise QSI  dans le cadre de ce projet –entreprise structurante autour de la chaine de valeur de farines enrichies  de maïs, soja et manioc, le financement   dont il a bénéficié  et  tous les accompagnements  ont  apporté un vent  frais  dans son entreprise surtout avec l’identification du marché de consommation,  le choix de  l’agrégateur-entreprise  chez qui, QSI devra se procurer les matières premières.

‘Le financement du PAEIJ-SP a permis à mon  entreprise –ouverte  depuis 2011 sur  fonds propres et crédits-  d’agrandir son marché et surtout d’être plus structurée dans une chaîne de valeur’, dit-il  ajoutant qu’il a bénéficié pour une première phase d’une enveloppe de 80 millions de F Cfa, 10 %  du budget global de son projet.

Pour son collègue  de la NSCPA,  société spécialisée dans le commerce des produits agro-alimentaires comme le soja, le maïs, et manioc, avec l’approche chaîne de valeur c’est une organisation et le PAEIJ-SP a apporté une solution ciblée à chaque problème.

‘ PAEIJ-SP nous apporte de l’espoir car aujourd’hui, avec ce projet,  le financement hier un casse-tête pour nous est désormais accessible et surtout l’identification sur le terrain des  producteurs. C’est très original, je vous assure’, nous confie Koffi Dodji Ognankita, promoteur de la NSCPA.

Le sentiment est le même chez les responsables de la coopérative JCAT, basée à  Talo à quelques kilomètres d’Atakpamé -qui avouons le- donne l’envie d’entreprendre au regard de leurs  bénéfices et  prévisions.  Entreprise structurante autour  de la chaine de valeur ‘soja biologique,   elle a bénéficié d’un financement de 100 millions de F Cfa du  ‘PAEIJ-SP.

La satisfaction du partenaire

Tous  ces témoignages, résultats de l’impact du projet  sur le terrain rassurent  le partenaire, la Banque Africaine de développement (BAD), qui finance le PAIEJ-SP à hauteur de 12 milliards F Cfa.

‘Effectivement, ce projet est financé par la banque africaine de développement et aujourd’hui nous sommes heureux à mi-parcours  de constater  des résultats concrets  sur le terrain. Nous avons  décidé ensemble avec le gouvernement  d’accompagner les jeunes  à créer des emplois, à s’auto-employer et nous réalisons un an après  que le PAEIJ-SP est un instrument  qui  est tout à fait adapté pour ces genres d’actions  mais également pour créer d’autres opportunités même hors des jeunes puis que nous  savons  qu’il y a un impact sur la production, sur la transformation, et l’industrialisation’, souligne  madame Khadidia Diabi qui ajoute que  ‘c’est un exemple que nous (la BAD) allons suivre de près  et  dupliquer hors du Togo’

‘Nous pensons avec les exemples que nous avons vu à Lomé et à  Atakpamé que  le projet tient le bon bout et que  cette initiative lancée par le président de la République est porteuse. La BAD qui est  la banque de l’Afrique donc du Togo continuera  à appuyer  et à travailler avec le pays’, a-t-elle indiqué.

Enfin  elle s’est réjouie  des réalisations  avec la création 10 000 emplois directs sur une prévision de 20 000 en un an d’exécution du  projet et  s’impatiente de voir ‘ce qui sera vraiment réalisé à la fin de ce projet.

  Lancement, démarrage effectif sur le terrain, audit  des  entreprises structurantes,   résultats d’un an après,  Victoire Tomégah,  la ministre en charge de l’emploi des  jeunes  très impressionnée.

Lors du lancement

Le PAEIJ-SP lancé  en avril   2016 par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a pour objectif  d’organiser les jeunes autour des  chaines de valeur agricole. ‘Depuis  le lancement,  le projet est passé dans sa phase active et la toute première année a consisté à mettre en place  les structures, à faire des sensibilisations des  jeunes et à mener des  audits  des entreprises structurantes qui doivent tirer la chaine de valeur’, souligne la ministre  qui précise  qu’il s’agissait  d’un concept nouveau qui mérite d’être compris par tout le monde et surtout les bénéficiaires-les jeunes.

Un an après, le projet dont l’objectif est de créer 20 000 emplois directs et 150 000 indirects enregistre aujourd’hui plus de 10 000 emplois créés et un accompagnement  de 12

entreprises structurantes.

Sa  visite  sur le terrain dit-elle  est de constater de visu ce qui  se fait, échanger avec les bénéficiaires,  mesurer le niveau de satisfactions des jeunes, voir les attentes, encourager les jeunes, mais aussi examiner dans quelle mesure  les préoccupations actuelles exprimées  peuvent être prises compte dans la revue à mi-parcours.

‘Ce que nous avons constaté sur le terrain est impressionnant.  Nous avons constaté que dans tous les circuits rien ne se perd. Tout devient  une matière première pour un autre cycle de transformation. C’est impressionnant de voir  des  jeunes talentueux formés par nos universités qui sont en train de faire des choses extraordinaires. Je suis très impressionnée’, a-t-elle déclaré, tout tant félicitant les jeunes  entrepreneurs bénéficiaires du projet. Pour la ministre les jeunes doivent évoluer quel que soit la difficulté comme  l’accès à  des terres, la mauvaise qualité des pistes rurales  car dit-elle, ‘nous devons commencer quelque part’.

Enfin la ministre a salué l’appui de la BAD.  Actuellement le projet travaille avec 11 entreprises structurantes et 7 agrégateurs sur l’ensemble du territoire.

Charles Djade

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