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Affaire  Ihou Majesté :   l’Université de Lomé retient son souffle jusqu’à lundi

(24hinfo)-L’Université de Lomé est revenue cette semaine au devant de l’actualité nationale avec une affaire de notes tronquées à la faculté des sciences de la santé (FSS). L’enquête ouverte par le service de renseignement et d’investigation a conduit dans la journée du 6 mars à l’interpellation du premier vice-doyen de la faculté, professeur Wateba Ihou également en charge des études et des examens de la faculté.

Une procédure qui a déplu aux professeurs du temple et a déchainé une vague de protestations sur le campus de Lomé : sit-in des enseignants et manifestations des étudiants de la faculté.

Vendredi 9 mars les choses sont allées vite avec l’interpellation d’un autre professeur, David Dosseh avec son enfant, (actuellement en deuxième année à la faculté). Que s’est-il réellement passé ?

Il n’est secret pour personne que l’admission à la faculté des sciences de la santé de l’Université de Lomé est très serrée. Dépôt de dossier, étude de dossier, affichage des noms. Même accepté, tu peux être renvoyé à l’issue de la première année d’études au cas où tu ne serais pas dans la moyenne définie par la direction de la faculté pour réussir ou jouer au maintien.

Cette faculté a ses propres règles, même au temps des manifestations sur le campus, rare sont les étudiants se réclamant de la FSS qui y participent. C’est dire que c’est une école bien autonome mais dépendante de la présidence de l’Université.

Soupçons de notes tronquées

En effet, selon nos informations, l’affaire de notes tronquées ne concerne pas l’année en cours mais plutôt l’année scolaire précédente (2016-2017) et qui aurait conduit à un audit interne des résultats.

Les auditeurs ont procédé à des auditions et à la comparaison des notes sur les relevés établis officiellement dans les machines de certains étudiants avec celles sur les rabats dont ceux du fils du professeur Dosseh auditionné dans l’affaire par le SRI.

Résultat, tout serait conforme dans l’ensemble et l’équipe d’audit aurait même présenté des excuses à la commission de l’examen composée des professeurs Ati Walla, Dialo en plus du professeur Wateba.

Le rebondissement de l’affaire

C’est impossible d’établir le lien, le déclic du rebondissement de l’affaire. Mais en à croire certaines sources, en voulant confier cette affaire au SRI, l’autorité universitaire entend mener outre l’audit interne une enquête indépendante pour mieux situer les responsabilités sur ce qui se passe réellement au sein de la faculté en ce qui concerne les fraudes de notes, ou ce que l’on peut appeler le ‘favoritisme’.

Mais la bonne manière serait la justice avec l’implication du SRI ? Toute la question est là !

L’université de Lomé étant une institution autonome et disposant de tous les organes fonctionnels, l’affaire de fraude dans une faculté doit être traitée par le Conseil de discipline ou par le service de renseignement et d’investigation ?

Cette affaire semble être similaire à l’affaire de Gbinkinti quand la commission de discipline de la fédération a blanchi les clubs mis en cause mais le bureau exécutif est demeuré convaincu de l’évidence de fraude à cause d’une enquête menée parallèlement par le service de renseignement.

Est-ce la même procédure dans ce cas précis ? Seul l’avenir nous en dira. Pour l’heure, après les mouvements sur le campus et le malaise dont est victime le professeur Majesté et actuellement sous soins au CHU Campus, l’Université de Lomé retient son souffle en attendant lundi.

Tout compte fait, l’affaire étant confiée au service de renseignement de la gendarmerie, l’opinion nationale attend impatiemment les conclusions pour situer les responsabilités et que ce dossier puisse être clôturé définitivement pour un retour au calme sur le campus de Lomé.

24heureinfo

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