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 Prof Essohanam Batchana  : ‘l’appel à la grève de 6 jours  à l’Université de Lomé n’engage pas les syndicats’

(24hinfo)-Le secrétaire général du Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SNES) Essohanam Batchana ne se retrouve pas dans l’appel à la grève de 6 jours lancé par un groupe d’enseignants chercheurs à l’Université de Lomé. ‘Ceux qui sont à l’origine de cet appel ne sont pas légalement constitués et le préavis n’est pas signé, a-t-il dit sur la Radio Nana Fm ce lundi.

‘Sur cette question même si vous êtes un syndicat légalement constitué, les textes stipulent que s’il faut entrer en grève, cela précède d’un préavis adressé à l’autorité et dans lequel on explique les motifs qui amènent l’organisation syndicale à vouloir entré en grève. Les mêmes textes disent que ces préavis doivent être adressés au chef de l’Etablissement dix jours avant la grève et oblige les parties prenantes –syndicats et responsables d’établissement pendant la durée du préavis à discuter et c’est à l’issue des discussions et c’est quand la réponse positive n’est pas trouvée que l’organisation syndicale peut légitimement entrer en grève’, explique-t-il en précisant que visiblement en l’espéce aussi bien sur la forme que sur le fond, la procédure n’est pas respectée.

S’agissant des points inscrits sur la plateforme à l’origine de la présente grève lancée, le professeur souligne que la grande majorité font objet de discussions actuellement avec le gouvernement et les points concernant les autorités universitaires vont l’être aussi. Sur ce point, il a déploré qu’une commission mise en place en février dernier ne soit pas opérationnelle jusqu’à ce jour.

‘Les gens refusent de travailler. Je ne remets pas en cause le droit de grève individuelle mais à l’université il y a une loi. Lorsqu’on parle de laboratoires, des équipements, ce sont des problèmes réels que personne ne peut nier ; le problème est réel mais il ne date pas d’aujourd’hui. Et nous disons que, si des efforts doivent être faits on ne devrait pas entrer en grève sur les sujets auxquels vous n’étiez pas entrés en discussions avec l’autorité’, poursuit l’enseignant.

Grève selon les humeurs

Le SG du Syndicat n’approuve pas non plus cette manière de lancer les grèves, des groupes ne peuvent pas lancer des grèves selon des humeurs. ‘Cela peut également fragiliser les discussions en cours avec le gouvernement et n’avoir aucun n’impact, a-t-il prévenu. ‘Ce que nous disons, si les points sur la plateforme avaient fait objet de discussions concertées avec les syndicats et l’appel à la grève porté par les syndicats constitués légalement serait non seulement légitime mais aura aussi du poids’, souligne le professeur.

Or à cette allure, nous nous fragilisons inutilement car l’autorité dira que ce sont des gens avec qui nous ne pouvons pas discuter parce qu’ils ne sont pas constitués’, a-t-il déploré.

Réponse à la présente grève

Pour le SG du Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SNES), à partir du moment où ce ne sont pas les syndicats qui ont lancé la grève, chaque enseignant-chercheur prendra la décision de suivre ou pas. ‘Et nous en tant que syndiqués, nous disons que nous n’avons pas lancé un mot d’ordre de grève et donc l’appel à arrêter le travail pour 6 jours n’engage pas les syndicats’, martel-t-il. Et d’ajouter qu’il y a des avancées dans les discussions entamées par les syndicats constitués avec les autorités.

Dans la foulée nous apprenons que le président de l’Université de Lomé a appelé les enseignants au travail.

Charles Djade

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