Flash Info

Le ralentissement des activités du tertiaire plombe la croissance du Togo

(24hinfo)-En 2017, les  manifestations sociopolitiques   organisées dans le pays ont impacté  négativement   les activités économiques et   pesé  sur la croissance du pays. Le  taux de croissance  est  estimé à 4,4%  contre 5,1%   en 2016.  Il   devrait atteindre  4,9%  cette année 2018  et   5,2 % en 2019, a  indiqué  le ministre  de la planification, Kossi Assimaidou  jeudi lors du lancement  des ‘perspectives économiques régionales’  du  FMI.

‘L’activité économique a connu une certaine baisse au cours de l’année 2017 en raison des manifestations sociopolitiques et selon les dernières estimations, la croissance économique a enregistré une décélération suite au ralentissement des activités du secteur tertiaire qui sont les plus affectées’, a-t-il déclaré.

Le gouvernement a d’ailleurs revu le 25 mai dernier à la baisse le budget général  du pays de l’ordre de 1%.

Face à ce repli de la croissance et l’évolution de la situtaion sociopolitique,  les autorités n’entendent pas baisser les bras, précise le ministre. ‘Nous restons donc déterminés, malgré les défis, à poursuivre les efforts qu’il faut pour le redressement de l’économie togolaise’, a-t-il dit.

Dans ce sens, le gouvernement sous la haute autorité  de  Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République,  s’engage à poursuivre ‘sans relâche et approfondira l’assainissement des finances publiques et surtout la mise en œuvre des reformes afin de parvenir à une croissance encore plus inclusive et durable’.

Reprise timide de la croissance,  une situation générale

Selon l’édition 2018 des perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il est constaté  une  timide reprise de  la croissance  économique dans l’espace sous-régionale.

En effet, pendant plusieurs années, la grande majorité des pays de la sous-régionale a enregistré une forte croissance économique qui a contribué à leur développement.

Cette période de croissance s’appuyait sur des réformes, l’amélioration des politiques économiques, la forte hausse du prix des produits de base qui a bénéficié aux exportateurs de ces produits, et l’augmentation des flux des échanges et des investissements.

Mais cette période d’augmentation des revenus s’est interrompue en 2015 où les pays ont commencé par voir leur croissance  s’abaisser.

Les raisons sont  de trois ordres, explique le ministre, de la planification notamment  d’ordre conjoncturel  caractérisé par la baisse des prix des matières premières et des termes de l’échange puis ;  d’ordre structurel par rapport à  la  zone qui n’arrive pas à mobiliser suffisamment de ressources propres et à attirer les investissements étrangers, du fait de plusieurs facteurs, entre autres la qualité de nos infrastructures et du climat des affaires.

Que faire?

Pour reprendre le chemin de la croissance qui parait actuellement timide, les  pays doivent retrousser la manche. Et les pistes proposés par  le FMI sont notamment la promotion de l’investissement privé, l’amélioration des possibilités de réaliser  de bénéfices,  la poursuite des réformes macro et institutionnelle, l’amélioration du  cadre réglementaire et du régime d’insolvabilité, la libéralisation des échanges, le développement des marchés financiers etc

Articles similaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page