Politique

Feuille de route de la Cédéao sur la crise Togolaise : qui de l’opposition au poste de premier ministre de ‘consensus’ ?

(24hinfo)-Dans quelques heures, la conférence des Chefs d’Etat de la Cédéao   statuera sur  la feuille de route de sortie de crise au Togo. Laquelle crise dure   depuis   près de 12 mois.  Selon  les  indiscrétions, la feuille de route-contraignante ou pas- pourrait exiger  la nomination  par le pouvoir de Lomé d’un  premier ministre de consensus pour conduire les réformes et l’organisation des prochaines élections.  Le schéma  devrait être premier ministre de consensus-réformes électorales-élections législatives-révision  constitutionnelle  par la nouvelle assemblée- ou premier  ministre de consensus-réformes constitutionnelles et électorales-élections législatives.

Rien  n’est encore défini. Les deux facilitateurs dans la crise togolaise-les présidents Nana Akufo-Addo du Ghana et  Alpha Condé de la Guinée- feront leurs propositions   à la conférence des Chefs d’Etat en sommet classique  demain à Lomé  qui  devra entériner la  décision finale.

Et si premier ministre devrait être nommé dans les jours ou semaines à venir par le président de la République,  qui pourrait être  choisi dans la classe  politique de l’opposition  togolaise ?

Dans  la coalition de l’opposition-à l’origine des manifestations-,  selon nos sources  tout le monde recule. M. Fabre, le patron de l’ANC (Opposition)  semble être le mieux indiqué d’autant plus que  selon la loi il est le Chef de fil de l’opposition et serait en bonne place pour occuper ce poste mais il se murmure que le chef de l’ANC refuse toute idée d’un tel poste. Le leader des FDR,  Me Dodzi Apévon aussi   refuse  toute nomination au risque d’être  rejeté par ses quelques militants  de son parti, pour Adjamagbo-Johnson, elle  a été simplement  refusée par ses autres collègues à cause de son poids politique-aucun député-. Elle est bonne pour être coordinatrice de la coalition pour simple plaisir  à cause de son élégance’,  commente un expert.

Au sein  du pouvoir en place,  aucun nom n’a été pour le moment soulevé  mais chacun regarde le président de la République à qui la responsabilité revient de choisir celui qui doit  occuper ce poste.  Selon un  acteur  de la société civile, ‘le président de la République ne nommera pas quelqu’un dans l’opposition  qui aura  des difficultés à   travailler avec son équipe gouvernementale’.

‘Il faudra qu’il nomme  une figure  qui doit faire bonne impression au sein du pouvoir et de l’opposition’, dit-il  précisant que ‘le président de la République peut prendre  un homme du CAR –d’ailleurs membre de la coalition des 14 pour cette mission très délicate’. Là aussi tout le monde se souvient du scénario d’après Accord politique global. L’équation reste à résoudre.

Si chacun espère une feuille  qui prendra en compte les aspirations du peuple Togolais que sont réformes constitutionnelles, limitation du mandat présidentiel, réformes électorales, à la mesure- la non représentativité du président actuel à la présidentielle de 2020 comme l’exigent les opposants,  au niveau du pouvoir, on demande le respect des institutions de la République.

D’ailleurs lors d’une récente sortie sur les médias, le ministre Gilbert Bawara a  signifié que  l’après  31 juillet sera différent et beaucoup de changements interviendraient  sur l’échiquier politique.  Pour l’heure chacun  retient son souffle.

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