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La coalition de l’opposition est « muette » sur le projet de révision constitutionnelle

(24hinfo)-« Pas de réformes, pas d’élections, » c’est le refrain servi à chaque sortie aux militants et Togolais sur les médias et lors des meetings par les leaders membres de la coalition des 14. Vendredi 9 novembre, le gouvernement a adopté un projet de modification des articles 59, 60 et 100 de la Constitution de 1992 relatifs notamment à l’élection du Président de la République et au mode de scrutin, ainsi que la composition de la Cour constitutionnelle.

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Si ce samedi la coalition des 14 s’est réservée de toute réaction sur le projet de loi, elle a par contre fustigé l’adoption du décret portant convocation du corps électoral pour les législatives du 20 décembre.

Cette décision prise par le gouvernement lors du Conseil des ministres du jeudi continue d’alimenter les débats au point que celle, « plus importante concernant les réformes », selon les observateurs semble être réleguée au second plan.

En effet, la coalition « dénonce l’obstination du pouvoir en place à organiser dans la précipitation, des élections à ses propres conditions, avec un électorat qu’il aura lui-même choisi »

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« Le gouvernement togolais, réuni en Conseil des Ministres le jeudi 8 Novembre 2018 a pris un décret portant convocation du corps électoral pour le 20 Décembre 2018. De son côté, le Président de la
CENI a signé une décision d’appel à candidatures pour les élections législatives. Ces actes sont posés au moment où les deux Facilitateurs dans la crise togolaise travaillent activement en concertation avec les autres Chefs d’Etat de la sous-région à la constitution d’une véritable CENI inclusive et paritaire chargée de la mise en oeuvre consensuelle du processus électoral édicté par la feuille de route de la CEDEAO », lit-on dans le communiqué.

En convoquant le corps électoral dans ce contexte, le pouvoir en place au Togo vient ainsi de « confirmer aux Togolais et à la communauté internationale, son obstination à organiser dans la précipitation, des élections à ses propres conditions, avec l’électorat qu’il aura lui-même choisi à travers un recensement de complaisance, un découpage électoral totalement arbitraire et des candidats concurrents qu’il aura cooptés », estime le regroupement qui dit « dénoncer avec vigueur cette nouvelle violation de l’esprit de la feuille de route de la CEDEAO qui résulte du refus manifeste et déterminé du régime RPT-UNIR, de s’inscrire dans un processus électoral conforme aux règles les plus élémentaires de la démocratie et aux standards internationaux ».

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