Politique

Togo : la Commission électorale nationale sous le feu des critiques, Kissi et Taama, deux avis opposés !

(24hinfo)-La commission électorale nationale indépendante (CENI) de nouveau dans le collimateur des opposants au régime en place. Mercredi par voie de communiqué, l’institution a annoncé la reprise de ses activités  entre temps suspendues sur demande des parties au dialogue inter-togolais.

Dans  le communiqué signé par le président de l’institution,  Professeur Kodjona Kadanga, rendu public mercredi 8 août en fin de soirée, la commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) se félicite de ce que le 53ème sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, tenu à Lomé le 31 juillet 2018, a abordé la situation socio-politique au Togo, notamment l’exhortation à procéder à la révision intégrale du fichier électoral en vue de l’organisation, le 20 décembre 2018, des élections législatives.

‘La CENI va s’atteler à mettre en œuvre toutes les dispositions pour remplir sa mission d’organisation et de supervision des consultations électorales, dans le respect de la Constitution et du Code électoral’, souligne le communiqué.

Réagissant  sur la reprise des activités de la CENI  ce jour chez nos confrères de victoire FM, le secrétaire  général du CAR, parti membre de la coalition, Jean Kissi a laissé entendre  que cette annonce ‘risque de mettre du feu aux poudre’ et s’apparente à une ‘nouvelle provocation’.

‘ Le minimum c’est d’attendre que la  recommandation  concernant la CENi dans la feuille de route  soit mise en œuvre avant qu’une quelconque CENI ne commence son travail, puisque cette recommandation dit que tout le monde doit participer à la CENI. Quand nous ne sommes pas là, ils ne peuvent pas continuer à travailler’, argument-t-il.

Par contre, indique Gerry Taama, président du NET chez nos confrères de l’Agence Afreepress, pas besoin de faire une recomposition de la CENI mais  il revient aux partis politiques de l’opposition de combler les 4 postes restants.

Actuellement  sur 17 places 13 sont pourvus  et les 4 restantes reviennent à l’opposition qui exigeait  une recomposition avec un  représentant de l’opposition au poste de  président.

Pour le NET, il n’a jamais été question dans la feuille de route de la CEDEAO, d’une recomposition de la CENI comme l’avance une partie de l’opinion nationale. La CEDEAO a parlé de recomposition de la Cour constitutionnelle et d’une participation inclusive des acteurs politiques à la CENI, fait-il savoir.

‘J’attends seulement de voir là-où c’est écrit que nous ne sommes pas acteurs politiques ou que la CENI doit être recomposée. Par ailleurs je note que cette CENI non seulement est issue d’un consensus après l’Accord Politique Global (APG), mais la présence effective de certains à cette CENI n’a jamais empêché ceux qui gagnent de gagner. Ridicule tout ça’, écrit-il.

Avec cette vague de critiques à l’endroit de la CENI en perspective, tout laisse déjà présager que l’opposition n’entend pas rejoindre la CENI pour qu’ensemble les élections législatives puissent être organisées le 20 décembre, date  indiquée par la  Cédéao.

D’ores et déjà, le point focal du gouvernement dans les discussions, Gilbert Bawara, invite tous les acteurs à  la mobilisation afin de  tenir les élections à cette date. ‘C’est toute la société togolaise, notamment tous les acteurs politiques et de la société civile qui doivent se mobiliser pour que les élections du 20 décembre 2018 soient un rendez-vous démocratique exemplaire’,  déclarait-il mercredi au sortir des échanges avec une mission de la Cédéao.

 

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