Santé

La biologie médicale, cœur de métier hospitalier

(24hinfo)-Les travaux de la deuxième édition de la journée nationale de la biologie médicale ont démarré mercredi à Lomé-Hôtel Eda Oba- pour deux jours. Plus de 200 participants,- médecins biologistes, vétérinaires, pharmaciens, professeurs chercheurs, laborantins, etc- y participent à la rencontre couplée d’une mini-exposition de certains produits.

Son objectif consiste à mener des réflexions sur la profession, les défis ainsi qu’une remise à niveau des professionnels du secteur pour s’adapter aux évolutions sur le terrain. La rencontre se veut également un cadre de partage d’expériences.

Pour l’occasion des biologistes, ceux-là qui se sont illustrés brillamment dans le domaine malgré le faible moyen seront distingués par les organisateurs.

La biologie médicale est devenue un élément central du parcours de soins des patients, déterminant pour l’élaboration d’environ 60% des diagnostics.

Elle est une spécialité médicale dont le but est avant tout la réalisation d’examens de biologie médicale permettant de mesurer les différents constituants des liquides biologiques (sang, urine, liquide céphalo-rachidien…).

La valeur des résultats des examens varie selon l’âge, l’état du patient, certains constituants n’existent qu’en cas de pathologie.

Cette discipline scientifique est essentiellement utilisée en médecine de laboratoire pour procéder aux différentes analyses réalisées à la suite d’examens médicaux tels que la prise de sang, l’analyse d’urine ou la biopsie.

Parmi ces analyses, on retrouve l’immunologie, l’hormonologie, la biochimie, la virologie, la génétique ou la toxicologie. La biologie médicale est aussi une discipline enseignée dans toutes les filières médicales et paramédicales.

Pour le professeur, Didier Ekouevi, elle est d’autant plus importante dans le domaine de la santé parce qu’elle permet de faire le diagnostic, la prévention et le traitement thérapeutique.

Mais au Togo, cette discipline souffre de quelques maux, a-t-il relevé comme le problème de personnel, le pays en dispose aujourd’hui 14 biologistes au total avec des spécialités négligées, le problème de couverture sanitaire (actuellement le pays dispose 355 laboratoires avec une forte présence dans la capitale) puis enfin le problème de non respect du cadre réglementaire. Des défis que gouvernants et professionnels doivent relever.

‘La biologie va évoluer au cours des prochaines années et nous devons aller vers des diagnostics plus rapides. Nous allons utiliser des micro-appareils et il va falloir faire une remise à niveau’, a soutenu le prof Ekouevi.

A l’ouverture, la représentante du ministre de la santé, Prof Ahoefa Vovor a salué la tenue d’une telle rencontre et souhaité que cela puisse apporter des solutions aux défis qui s’imposent aujourd’hui dans le secteur de la santé.

‘Le gouvernement attache du prix à l’amélioration de la santé des populations, une position largement partagée à travers ladite rencontre’, s’est réjouie prof Vovor dans son intervention.

Plusieurs thèmes sont inscrits à l’ordre de cette deuxième édition.

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