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Affaire d’ouvriers dans  l’entreprise  TP CRBC :  le Cabinet GRH Consult dans un mauvais rôle !

(24hinfo)-Au Togo, tout porte à croire que seuls les étrangers ont raison et jamais les fils du pays, au pire des cas, c’est le plus fort qui a raison.. Et les ouvriers recrutés par le cabinet GRH Consult pour l’entreprise chinoise des travaux publics CRBC paient les conséquences.

Deux d’entres eux sont actuellement en prison à savoir Doubidi Kossivi et Sossou Robert et 180 licenciés pour avoir participé selon les explications du porte parole des ouvriers, Esso-Noudou Panoussi à des manifestations de réclamation de leurs droits taxés d’illicite par le GRH Consult.

Eux tous s’indignaient contre le taux horaire très bas qui ne répond même pas à la Convention Collectif Interprofessionnel, les longues heures de travail sans repos(6h-20h), des affectations sur les lieux de travail sans être pris en charge par rapport au prime de logement ou de déplacement ainsi que les primes de salissure.

Ce mardi 6 mars, les ouvriers ont manifesté devant les locaux de leur employeur direct à savoir le GRH Consult pour exiger l’arrêt des expéditions punitives, le rétablissement de leurs camarades arrêtés et déférés à la prison civile de Lomé dans leurs droits ainsi que les licenciés en plus de l’amélioration des conditions de vie et de travail.

Rien ne vaut la vie. Raison pour laquelle le législateur a prévu dans le code du travail la limitation des heures de travail ainsi que les avantages mais dans les entreprises chinoises pas question, et tout semble concourir que ces entreprises chinoises une fois au Togo dictent leur loi.

Selon la lettre de licencieusement adressé à un ouvrier par le Cabinet GRH Consult, et signé par la dame Dihesa Bamazi dont nous avons eu copie, l’on peut lire en objet, ‘notification d’un licencieusement pour faute lourde’ et la suite, ‘Monsieur Amouzou, nous faisons suite à vote notre d’explication du 13 février 2018 et sommes contraints de vous notifier votre licenciement. En effet vous avez été identifiés comme instigateur et fauteur de trouble en prenant activement part les 8 et 9 février 2018, à l’organisation d’un débrayage illicite, organisation d’un sit-in et à séquestration des responsables de la China road and bridge Corporation de son personnel administratif et des représentant de vos employeurs…’

Ce qui selon le cabinet est une volonté de l’ouvrier de ‘nuire’ son employeur et constitue ‘ une faute lourde’.

Tout porte à croire que même les cabinets de droit togolais se rendent complice des violations des droits des ouvriers qui ne sont que leurs propres frères à cause de ce qu’on peut appeler ‘intérêts’ et ‘enjeux’.

Le ministère du travail doit prendre ce dossier en main pour non seulement régler le problème au niveau de la société mais également normaliser les relations souvent délétères entre ouvrier et cabinet recruteur.

Noel

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