e-ID Togo : à Bassar, l’ANID mobilise les leaders locaux pour accélérer l’identification biométrique

Alors que moins de 15 % de la population disposerait d’une carte nationale d’identité, selon un spécialiste de l’Agence nationale d’identification (ANID), les acteurs locaux et leaders communautaires de Bassar sont appelés à renforcer la sensibilisation autour de l’e-ID Togo. Un atelier organisé les 15 et 16 octobre 2026 vise à mobiliser les relais communautaires autour de cette identification biométrique, annoncée comme gratuite et accessible dès l’âge de cinq ans.
À Bassar, l’Agence nationale d’identification (ANID) mise sur les acteurs de proximité pour faire connaître le projet e-ID Togo. Les 15 et 16 octobre 2026, l’agence a réuni des acteurs locaux et des leaders communautaires des quatre communes de Bassar pour les informer sur le processus d’identification biométrique et les préparer à relayer les informations auprès des populations.
L’objectif est de favoriser une mobilisation collective autour de l’enregistrement et de permettre au plus grand nombre de comprendre les démarches liées à cette initiative nationale.
Une identité pour faciliter l’accès aux services
Placée sous le thème « Une identité pour tous », cette sensibilisation s’inscrit dans le cadre du projet d’identification unique pour l’intégration régionale. Initié par le gouvernement togolais avec le soutien de la Banque mondiale à travers le programme WURI-Togo, le dispositif vise à attribuer à chaque personne résidant au Togo un numéro d’identification unique (NIU).
Cette identification doit notamment faciliter l’accès aux services sociaux et financiers et contribuer à une meilleure inclusion des populations dans les dispositifs publics et économiques.
Au cours de l’atelier, les spécialistes de l’ANID ont présenté les fondements du projet, son cadre juridique et institutionnel ainsi que les modalités de l’enregistrement de masse. Les participants ont également été informés de leurs rôles et responsabilités dans la sensibilisation des communautés.
Carte biométrique : l’ANID insiste sur la gratuité
Le niveau de détention de la carte nationale d’identité constitue, selon les explications présentées lors de l’atelier, un enjeu important pour l’identification des populations.
Dr Atikpati Affo-Ogou, spécialiste en développement social à l’ANID, a indiqué que moins de 15 % de la population disposerait d’une carte nationale d’identité. Il a appelé les populations à s’impliquer activement dans le processus d’identification.
Le spécialiste a également précisé que l’établissement de la carte biométrique est gratuit, sécurisé et accessible à partir de cinq ans.
L’information sur la gratuité est particulièrement importante pour les relais communautaires, appelés à expliquer le dispositif dans les cantons, les villages et les quartiers, et à répondre aux interrogations des habitants.
Des comités pour recevoir les plaintes
La sensibilisation a également porté sur la mise en place des Comités communaux de gestion de plaintes (CCGP). Ces structures doivent recevoir et traiter les réclamations liées au processus d’identification, en favorisant des réponses rapides, impartiales et confidentielles.
Leur rôle est de permettre aux personnes confrontées à des difficultés ou souhaitant contester certains éléments de leur dossier de disposer d’un mécanisme de recours.
Les échanges sur ces comités visent ainsi à préparer les acteurs locaux à mieux orienter les populations et à faciliter la remontée des préoccupations rencontrées pendant les opérations d’enregistrement.
Les leaders communautaires appelés à jouer un rôle clé
Le préfet de Bassar, le lieutenant-colonel Asiah Hodabalo, a insisté sur la responsabilité des participants dans la diffusion des informations relatives au projet.
« L’adhésion et la mobilisation de toute la population reposent sur vos épaules en tant que relais d’information et leaders d’opinion », a-t-il indiqué, les invitant à sensibiliser les habitants dans chaque canton, village et quartier.
Pour les autorités, l’implication de ces acteurs de proximité est déterminante pour favoriser la compréhension du dispositif et encourager la participation des populations.
Le sénateur Djato Tassounti, les maires des communes concernées, les chefs traditionnels, les leaders religieux, les forces de l’ordre et de sécurité ainsi que des représentants de la société civile, des jeunes et des personnes en situation de handicap ont pris part à l’atelier.
À Bassar, l’enjeu est désormais de transformer cette sensibilisation en relais d’information sur le terrain afin de favoriser une participation plus large au processus d’identification biométrique et de rapprocher les populations des services auxquels elles peuvent prétendre.
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