Togo : cyberharcèlement, chantage en ligne… les jeunes sensibilisés aux violences numériques
À Atakpamé, des élèves, étudiants et acteurs de la société civile ont été formés les 14 et 15 octobre 2026 à la prévention du cyberharcèlement et des violences basées sur le genre en ligne. L’initiative vise notamment à mieux protéger les jeunes filles contre les abus numériques et à promouvoir un usage responsable d’internet.
Les violences numériques s’invitent au cœur de la sensibilisation des jeunes dans la préfecture de l’Ogou. À Atakpamé, un atelier organisé les 14 et 15 octobre a permis à des élèves, étudiants, enseignants, associations de parents d’élèves et représentants de la société civile de mieux comprendre les risques liés au cyberharcèlement et aux violences basées sur le genre (VBG) en ligne.
Placée sous le thème « En ligne aussi, mes droits comptent », l’initiative est portée par la Coopération allemande (GIZ), à travers le projet DeZon, en partenariat avec le ministère chargé des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance. Elle s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la jeune fille.
Chantage, images intimes : les jeunes face aux risques du numérique
Au cours des échanges, les participants ont appris à identifier plusieurs formes de violences en ligne, notamment le cyberharcèlement, le chantage numérique et la diffusion d’images sans le consentement des personnes concernées.
Les discussions ont également porté sur les stéréotypes de genre, le respect de la dignité humaine et la responsabilité dans le partage de contenus sur internet. Des études de cas ont permis aux jeunes de mieux appréhender les notions de consentement et les conséquences des comportements abusifs dans les espaces numériques.
À l’issue de l’atelier, des séances de restitution animées par les pairs sont prévues dans les établissements scolaires et universitaires afin de transmettre ces connaissances à d’autres jeunes.
« La violence numérique n’est pas une violence virtuelle »
La cheffe division éducation et formation de la jeune fille, Azoti Hodalou, a appelé les participants à adopter des pratiques permettant de mieux se protéger en ligne. Elle a notamment recommandé de bloquer les auteurs de cyberharcèlement et de ne jamais partager de photos intimes.
Elle a également insisté sur la nécessité de garantir aux jeunes filles un environnement numérique sûr, propice à l’apprentissage, à l’épanouissement et à l’exercice de leurs droits.
Pour le maire de la commune Ogou 1, Dr Kassamada Mensah, les conséquences des violences en ligne dépassent largement les écrans. Il a rappelé qu’internet doit demeurer un espace d’échanges et d’opportunités, et non un lieu d’humiliation ou de peur.
L’élu a ainsi invité les jeunes filles et garçons à s’impliquer dans la prévention de ces violences, en faisant du respect et de l’équité des principes essentiels de leurs interactions.
Sensibiliser au-delà de l’atelier
Au-delà des deux journées de formation, l’enjeu est de diffuser les connaissances acquises dans les écoles et les universités. La mobilisation des jeunes eux-mêmes doit permettre de renforcer la prévention et d’encourager des comportements plus responsables sur les réseaux sociaux.
À Atakpamé, cette initiative remet au centre du débat la protection des jeunes dans les espaces numériques, où le respect du consentement et des droits de chacun demeure essentiel.
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