Société

Togo-/Rapport OCDE : les programmes jeunes existants affectés de multiples insuffisances qui limitent leur efficacité

(24hinfo)-L’Unité cohésion sociale du Centre de développement de l’OCDE a rendu public récemment le rapport 2017 de l’examen du bien-être et des politiques de la jeunesse au Togo.

Le document de 135 pages relève sans complaisance les forces et faiblesses des programmes jeunes actuellement mis en œuvre par le pouvoir public togolais, à la manette, le ministère de la jeunesse.

D’après les résultats de l’enquête quantitative, les jeunes togolais ne jouissent pas en effet d’un capital social élevé et leur participation civique ou politique est assez marginale. Les réseaux de soutien social des jeunes se limitent essentiellement au cercle familial, en premier lieu la parenté immédiate.

Ainsi il est noté que la croissance peu inclusive ne contribue que modestement à la baisse de la pauvreté et génère même des inégalités au sein de la population.

Concernant les programmes mise en oeuvre -entre autres le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes, le programme de volontariat national, le programme AIDE, le PAIPJA etc, le rapport note de multiples insuffisances qui limitent leur efficacité comme les formations de moins bonne qualité par manque de ressources financières, les difficultés liées au recouvrement, le manque de ressources humaines et matériels, formation en entrepreneuriat trop courte et superficielle…

Il est relevé également l’absence des mécanismes de suivi et surtout d’évaluation intermédiaire et finale et ce dès la conception des programmes empêchant ainsi d’apprécier l’impact et l’efficacité des actions menées.

Lesquelles mécanismes sont pourtant cruciaux dans la mesure où ils permettent de réorienter les programmes lorsqu’ils s’éloignent de leurs objectifs et de déterminer lesquels d’entre eux sont suffisamment efficace pour mériter d’être poursuivis et de passer à l’échelle, peut-on lire à la page 64 du rapport.

Sur le marché du travail, la situation des jeunes reste largement défavorable, tant au niveau de l’insertion professionnelle que de la qualité des emplois occupés.

‘Les actions entreprises pour favoriser l’emploi des jeunes ont connu un certain succès et ont abouti à quelques résultats probants néanmoins elles en semblent pas avoir été à la hauteur des enjeux’, souligne le rapport.

Globalement le rapport retient que les ressources disponibles sont insuffisantes pour répondre aux grands défis de l’emploi.

La plus part des programmes manquent de moyens financiers pour mener à bien leurs activités et réaliser le suivi des bénéficiaires.

Les actions menées sont particulièrement sporadique lorsque le financement repose pour l’essentiel sur des ressources publiques, notamment le budget du ministère de la jeunesse.

Cependant deux programmes mis en œuvre avec le soutien des partenaires techniques et financiers ont fait l’exception, à savoir le programme de développement communautaire et de filets sociaux (PDC plus) et le programme d’appui au développement à la base (PRADEB) qui réalisent un effort important en matière d’évaluation d’impact, souligne le rapport.

Charles

Articles similaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page