Economie

Route Lomé-Cotonou : un levier économique majeur pour les acteurs de la pêche et du commerce régional

 

 La modernisation de la route Lomé-Cotonou transforme progressivement le quotidien des acteurs économiques, notamment dans le secteur halieutique. Entre gain de temps, réduction des pertes et dynamisation des échanges, les bénéficiaires saluent un impact concret sur leurs activités.

Un gain de temps et une meilleure qualité des produits

Grâce à l’amélioration des conditions de circulation, les transporteurs et commerçants constatent une nette évolution. « Aujourd’hui, nous gagnons en temps et en économie. Le temps de trajet est réduit, ce qui permet à nos produits d’arriver à destination en bon état. Les femmes peuvent ainsi les écouler rapidement et tranquillement », témoignent des professionnels du secteur.

Un changement notable, surtout pour des produits sensibles comme le poisson frais, qui nécessitent une évacuation rapide pour éviter toute détérioration.

Des difficultés longtemps liées à l’état des routes

Avant la réhabilitation de cet axe stratégique, l’état des routes constituait un obstacle majeur. Le manque de fluidité dans la circulation compliquait l’acheminement des produits vers les grandes villes et les marchés.

« Nous avions du mal à évacuer nos produits. À l’arrivée, ils étaient parfois décomposés ou gâtés », expliquent les acteurs, pointant également le manque de moyens de conservation adaptés.

La durée excessive du transport entraînait ainsi d’importantes pertes économiques, avec des produits parfois devenus impropres à la consommation.

Un corridor au service du commerce régional

Au-delà de l’amélioration des conditions locales, la route Lomé-Cotonou joue désormais un rôle clé dans le développement des échanges sous-régionaux. Elle facilite les flux commerciaux entre le Togo, le Bénin, le Ghana et les villes environnantes.

« Cette route facilite le libre-échange de nos produits entre les communautés. Nous n’avons plus de difficultés à desservir les zones enclavées », se réjouissent les usagers.

Un projet soutenu par des partenaires internationaux

La réalisation de cette infrastructure s’inscrit dans le cadre d’un financement multi-partenarial. Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a contribué à hauteur de 44,78 millions d’euros, tandis que l’Union européenne a mobilisé 20 millions d’euros.

D’autres institutions, notamment la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BID) et le Fonds pour l’environnement mondial, ont également apporté des financements complémentaires.

Une dynamique de développement à consolider

Avec cette infrastructure, les autorités et partenaires entendent renforcer la compétitivité économique et améliorer les conditions de vie des populations. Pour les acteurs du terrain, les retombées sont déjà visibles.

La route Lomé-Cotonou s’impose ainsi comme un véritable catalyseur de développement, au service du commerce, de l’intégration régionale et de la sécurité alimentaire.

 

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