
Réunies le 26 août 2026 à Lomé, plusieurs forces vives de la nation — partis politiques, organisations de la société civile et de la diaspora — ont rendu public un mémorandum conjoint exigeant une sortie de crise pacifique et le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Cette prise de position fait suite à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO qualifiant la réforme constitutionnelle de mai 2024 de « changement inconstitutionnel de gouvernement ».
Les points clés du mémorandum
Invalidation de la 5ᵉ République : Les signataires estiment que la décision régionale rend « illégales et illégitimes » la réforme de 2024 et les institutions qui en découlent, exigeant un retour aux principes de la Constitution de 1992.
Ouverture d’une transition politique : Le document appelle à l’établissement d’une période de transition pour engager les réformes institutionnelles nécessaires, répondre aux urgences sociales et sécuritaires, libérer les détenus politiques et organiser le retour des exilés.
Implication des instances internationales : L’opposition sollicite l’accompagnement de la CEDEAO, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des États-Unis et de l’ONU, en s’appuyant notamment sur les articles 24 et 25 de la Charte africaine de la démocratie (CADEG).
Mobilisation citoyenne : Un appel solennel est lancé au peuple togolais pour une mobilisation pacifique afin de restaurer la souveraineté populaire et l’alternance.
Un front commun représentatif
Le texte rassemble un large panel d’acteurs de l’opposition et de la société civile :
Partis politiques : ANC, ADDI, CDPA, FDR, PSR, Les Démocrates, Parti des Togolais, DSA, LDP.
Coalitions et regroupements : CNCC, DMP, DMK-Originale, « Touche Pas À Ma Constitution », CODITOGO.
Droits humains : LTDH, ASVITTO.
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