Société

Vidéos intimes d’Achikan Goro : ce que dit la loi togolaise

Mercredi 3 septembre 2025, des vidéos attribuées à l’influenceur togolais Achikan Goro ont envahi les réseaux sociaux. Ces images, montrant le jeune homme dans un cadre strictement privé, se sont rapidement propagées, suscitant un vif débat sur la protection de la vie privée à l’ère numérique.

La diffusion d’images personnelles sans autorisation constitue une violation grave du droit à l’image. Pour le Professeur Akodah Ayewouadan, agrégé des facultés de droit et ancien ministre de la Communication et des Médias, « toute personne a le droit de disposer de son image et conséquemment de s’opposer à la publication, à la diffusion ou à l’utilisation de celle-ci ».

Autrement dit, partager de tels contenus sans accord préalable est interdit et réprimé par la loi togolaise.

Ce que prévoit le Code pénal

Le législateur a prévu des sanctions sévères :

  • Article 369 : la violation de l’intimité d’autrui est passible de six mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 5 à 30 millions de francs CFA.

  • Article 467 : en cas de chantage lié à ces images, la peine peut aller d’un à trois ans d’emprisonnement, assortie d’une amende de 500 000 à 3 millions de francs CFA.

L’affaire Achicagoro illustre les risques liés au partage incontrôlé de contenus privés. Si la technologie facilite la communication, elle expose aussi chacun à des dérives lourdes de conséquences.

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Juristes et acteurs de la société civile appellent à une sensibilisation accrue du public sur la nécessité de protéger sa vie privée et celle des autres, notamment dans l’espace numérique.

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