
Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ordonné, dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 décembre 2025, le placement sous mandat de dépôt de Candide Azannaï, président du parti politique Restaurer l’Espoir.
La décision est intervenue peu après 1 heure du matin, à l’issue de plusieurs heures d’audition. Désormais, l’ancien ministre est privé de liberté, conformément à l’ordonnance rendue par la juridiction spéciale.
Des charges lourdes retenues contre l’opposant
Interpellé le vendredi 12 décembre 2025, Candide Azannaï avait été placé en garde à vue avant d’être présenté, le vendredi 19 décembre, devant le juge des libertés de la CRIET.
Selon les informations disponibles, les charges retenues contre lui portent notamment sur des faits de « complot contre l’autorité de l’État » et « d’incitation à la rébellion », des accusations passibles de lourdes sanctions au regard du droit pénal béninois.
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Une affaire à forte portée politique
Le placement sous mandat de dépôt de Candide Azannaï intervient dans un contexte politique sensible, marqué par des tensions persistantes entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Cette décision judiciaire suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
L’évolution de cette affaire est suivie de près, tant au niveau national qu’international, alors que plusieurs organisations et observateurs restent attentifs au respect des libertés politiques et des droits fondamentaux au Bénin.









