
Au moins douze exploitants artisanaux ont trouvé la mort ce week-end dans l’effondrement d’un palier à la mine de cuivre de Tulizembe, située près de Kolwezi, dans le sud de la République démocratique du Congo.
Les victimes auraient pénétré de nuit sur le site pour extraire du minerai lorsqu’un glissement de terrain s’est produit. Le bilan initial faisait état de onze morts et de six blessés, avant qu’un douzième mineur ne succombe à ses blessures.
Ce nouvel accident intervient moins de deux semaines après un éboulement meurtrier dans une mine de coltan à Rubaya, au Nord-Kivu, relançant les préoccupations sur la sécurité dans le secteur minier artisanal.
La mine à ciel ouvert de Tulizembe, qui emploie environ 10 000 creuseurs, est régulièrement le théâtre d’accidents. En l’espace de deux ans, plus d’une vingtaine de mineurs y ont déjà perdu la vie, selon des sources locales.
Des acteurs de la société civile pointent du doigt des conditions d’exploitation précaires. Le directeur de l’ONG Justicia Asbl, Maître Thimothé Mbuya, évoque notamment l’effet des fortes pluies et le non-respect des normes de sécurité par certaines coopératives minières.
Des militants des droits humains dénoncent également une insuffisance des mesures de prévention et appellent les autorités à renforcer la protection des exploitants artisanaux face à la répétition des drames.
À la suite de l’accident, le Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale a annoncé la suspension des activités sur le site de Tulizembe, jugé dangereux, ainsi que la possibilité d’un audit des sites à haut risque dans la région de Kolwezi.









