Ghana : Accra réclame l’extradition d’un Russe accusé d’avoir filmé des femmes à leur insu

Les autorités du Ghana ont engagé des démarches pour obtenir l’extradition d’un ressortissant russe accusé d’avoir filmé clandestinement des relations intimes avec plusieurs femmes avant de diffuser les images en ligne sans leur consentement.
Présenté par certains médias africains et russes comme un blogueur trentenaire se revendiquant « séducteur », l’homme se serait rendu au Ghana avec l’intention déclarée de documenter secrètement ses rencontres avec des femmes locales.
Selon plusieurs sources médiatiques, il aurait utilisé des lunettes équipées d’une caméra dissimulée afin d’enregistrer certaines scènes, avant de publier les vidéos sur les réseaux sociaux. Un détail qui n’a toutefois pas été officiellement confirmé par les autorités ghanéennes.
Le gouvernement ghanéen hausse le ton
Le samedi 14 février, Sam George, ministre ghanéen des Technologies, a annoncé avoir convoqué l’ambassadeur de Russie à Accra afin d’évoquer l’affaire.
Les enquêteurs estiment que le suspect aurait déjà quitté le territoire ghanéen.
« Ce départ anticipé ne diminue en rien la gravité des actes reprochés ni le devoir de l’État de poursuivre les coupables », ont indiqué les autorités.
Le ministre a sollicité la coopération de Moscou afin que le suspect soit ramené au Ghana pour répondre de ses actes devant la justice. Il a également annoncé une collaboration avec Interpol pour le localiser.
Une extradition incertaine
La demande pourrait toutefois se heurter à la position traditionnelle de la Russie, qui refuse généralement d’extrader ses citoyens, sauf circonstances exceptionnelles.
En cas d’impossibilité de rapatriement, le ministre a indiqué que le suspect pourrait être jugé par contumace.
Par ailleurs, plusieurs vidéos diffusées en ligne laisseraient penser que des faits similaires auraient été commis au Kenya.








