
La société, qui avait fait la demande de ce permis a reçu un avis favorable du gouvernement togolais, pour l’exploitation à grande échelle et à ciel ouvert, du manganèse de Nayéga à 30 km de la route nationale N1 dans le Nord Togo. Société détenue à 85 % par Keras Resources PLC, anciennement Ferrex Plc, basée à Londres, le permis concerne 8 500 000 tonnes de minerais pour une durée de onze ans.
La décision de l’octroie du permis d’exploitation a été officialisée en Conseil des ministres du 18 octobre. « Le premier projet de décret adopté porte attribution d’un permis d’exploitation à grande échelle du gisement de manganèse de Nayéga (préfecture de Kpendjal-ouest) à la Société générale des mines (SGM) » , indique le communiqué officiel du Conseil des ministres.
En amont, un Programme d’échantillonnage
Avant l’obtention de ce permis, la SGM via son partenaire Keras a investi 1,5 millions de dollars dans un programme d’essais métallurgiques par échantillonnage en vrac où 10 000 tonnes de minerais de manganèse enrichi (Mn) ont été excavées, échantillonnées et traitées.
« Les travaux d’essai, dont le coût a été estimé à 1,5 million de dollars, ont été entièrement financés par l’utilisateur final, y compris les coûts d’équipement, les coûts d’exploitation et de logistique et les frais de gestion de Keras », souligne un document de synthèse consulté par 24heureinfo. L’ensemble du programme d’échantillonnage en vrac a été achevé en mars 2019 ». D’après les prévisions 6 500 tonnes seraient vendables par mois, dès le début de l’exploitation du futur minerai produit à Nayega.
Minerais destinés à l’exportation
Sur la durée d’exploitation, les Manganèse traités seront destinés à l’exportation via le Port autonome de Lomé, qui dispose de plus de 500 000 tonnes par an de capacités de chargement. L’extraction se fera à partir d’un puit à ciel ouvert à l’aide d’excavatrices, de chargeuses frontales et de camions de transport. « Le traitement consistera à broyer le minerai avant de le traiter dans un circuit de lavage. Il est prévu que SGM soit propriétaire de l’usine de traitement devant être construite par un entrepreneur réputé », souligne une source à 24heureinfo.
Pour ce qui concerne les résidus, la société entend les éliminer dans une installation qui sera construite à cet effet, située à proximité immédiate de l’usine, puis dans des fosses minées.
L’eau proviendra des forages qui ont été forés et l’électricité sera fournie par le réseau local et par des générateurs sur site. « Aucun logement n’est prévu, les employés recevant une indemnité de logement appropriée dans le cadre de leur rémunération », clarifie la société.
Atteindre l’Axe 2 du PND
Selon les autorités du pays, cette exploitation s’inscrit dans l’axe 2 : Développement de pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives du Plan national de développement (2018-2022). A travers cet axe, le gouvernement veut miser sur la transformation industrielle pour créer de l’emploi mais aussi des pôles industriels dans le pays.
« L’exploitation de ce minerai contribuera à l’atteinte des objectifs de l’axe 3 du PND avec la réalisation des projets de développement communautaire et la création des emplois directs et indirects qui auront indubitablement une incidence positive sur le plan social et sur l’économie de la zone d’exploitation de ce minerai, souligne le gouvernement. Elle participera également à la réalisation des objectifs de l’axe 2 du Plan national de développement (PND) qui vise à développer des pôles de transformation agricole manufacturiers et d’industries extractives ».