
Longtemps à l’arrêt, la mine d’or de Kalana, dans le sud du Mali, s’apprête à reprendre ses activités. Un accord a été conclu entre le gouvernement malien et Endeavour Mining, relançant un site stratégique pour l’économie nationale.
Avec une production annuelle attendue de quatre tonnes d’or pendant plus de dix ans, cette reprise représente une bouffée d’oxygène pour le secteur extractif malien.
Mise en service prévue d’ici fin 2026
Selon Abdoul Aziz, responsable de la société Somika SA (chargée de la gestion du site), les travaux de construction débuteront dans les six prochains mois, pour une entrée en production courant 2026.
Cette relance s’inscrit dans le cadre du nouveau code minier de 2023, qui renforce la participation de l’État dans les projets miniers. Désormais, l’État malien pourra détenir jusqu’à 35 % du capital, dont 5 % réservés aux investisseurs nationaux — contre 20 % précédemment pour Kalana.
Une manne financière pour l’État malien
Le ministre de l’Économie, Alousséni Sanou, a salué cette avancée, évoquant des revenus annuels estimés à 238 millions de dollars pour Somika SA sur une décennie.
Les autres sites exploités par Endeavour, notamment Bagama et Faboula, devraient rapporter respectivement 50 milliards et 75 milliards FCFA chaque année, selon les projections officielles.
Des réserves prouvées et un potentiel confirmé
Acquise en 2017 par Endeavour Mining, la mine de Kalana fait l’objet d’une étude actualisée en 2021. Elle estime une production potentielle de 150 000 onces d’or par an, appuyée par des réserves de 1,8 million d’onces.
Si la compagnie n’a pas encore communiqué officiellement sur les modalités de reprise, l’accord signé avec Bamako est perçu comme un signal positif pour le secteur minier malien, dans un contexte de réforme du cadre juridique.








