« Lomé ne doit pas être une conférence de plus » : réunion de haut niveau sur la paix en RDC et dans les Grands Lacs

« Lomé ne doit pas être une conférence de plus, mais un moment de clarification politique ». C’est par ces mots que le Président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine (UA), a ouvert samedi à Lomé la Réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs.
Cette rencontre vise à renforcer la cohérence des initiatives de médiation, à examiner la feuille de route globale du processus de paix, à mieux articuler les efforts des différents facilitateurs et à faire le point sur les développements récents dans l’Est de la RDC.
La réunion de Lomé intervient dans la continuité de l’accord de paix signé en novembre dernier à Washington entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis.
Dans son intervention, Faure Gnassingbé a souligné que la situation sécuritaire et politique en RDC et dans les Grands Lacs exige une action africaine coordonnée et crédible. Il a reconnu que les initiatives récentes ont permis de maintenir un espace politique actif, tout en estimant que celui-ci doit désormais déboucher sur des compromis durables, capables de résister aux chocs du contexte régional et international.
« Il ne suffit pas de proclamer la paix, il faut la construire dans le temps », a insisté le médiateur de l’UA, appelant à un saut qualitatif en matière de cohérence stratégique, afin d’éviter la dispersion des initiatives et des approches.
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Selon le Président du Conseil, l’objectif central de cette réunion est de restaurer et renforcer l’alignement de l’action africaine, à travers une cohérence politique entre les États concernés, une cohérence institutionnelle entre l’UA, les communautés économiques régionales et les facilitateurs, ainsi qu’une cohérence opérationnelle entre les décisions prises et leur mise en œuvre sur le terrain.
Faure Gnassingbé a également rappelé que le processus africain unifié, placé sous le leadership de la médiation de l’Union africaine, doit désormais devenir pleinement opérationnel et produire des résultats concrets.
En conclusion, le Président du Conseil a insisté sur la nécessité de placer les populations au cœur du processus de paix. « La paix se mesure à la sécurité retrouvée, à l’accès aux services essentiels et à la confiance dans la vie quotidienne », a-t-il déclaré, soulignant que sans amélioration tangible des conditions de vie, les accords de paix restent fragiles.








