
Un mois après l’annonce de leur libération, le sort de milliers de soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) reste en suspens. Le mouvement AFC/M23 avait pourtant évoqué la remise en liberté de plusieurs milliers de militaires — entre 2 700 et près de 5 000 selon les sources — sans qu’aucun transfert effectif n’ait été enregistré à ce jour.
Un processus à l’arrêt
Initialement, ces soldats devaient être confiés au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), chargé de faciliter leur retour vers les autorités de République démocratique du Congo. Mais malgré cette médiation annoncée, le processus est aujourd’hui complètement bloqué.
Ces dernières semaines, les tensions ont été vives entre les différentes parties. Le mouvement AFC/M23 accuse Kinshasa de refuser de récupérer ses propres soldats, une version contestée dans les cercles du pouvoir congolais.
Méfiance et préoccupations sécuritaires
Du côté des autorités proches du président Félix Tshisekedi, l’inquiétude est palpable. Certains responsables évoquent un risque d’infiltration, doutant des intentions réelles du groupe armé derrière cette opération présentée comme humanitaire.
D’autres voix, plus mesurées, rappellent qu’il s’agit avant tout de prisonniers de guerre et que leur sort est discuté depuis plusieurs mois dans le cadre de négociations plus larges.
Des exigences strictes avant tout transfert
Selon des sources gouvernementales, toute opération devra respecter un cadre juridique et humanitaire strict. Si des préparatifs administratifs existent, aucun calendrier précis n’a encore été défini.
Des diplomates pointent également des obstacles financiers susceptibles de ralentir davantage le processus, notamment en ce qui concerne le transport et la réintégration des militaires concernés.
Une médiation attendue
Une réunion sous médiation qatarienne est annoncée dans les prochains jours pour tenter de débloquer la situation. En attendant, les soldats restent sous la garde de l’AFC/M23.
Sur le terrain, cette situation pèse aussi sur le groupe armé : plusieurs militaires refusent de rejoindre ses rangs, compliquant sa gestion logistique, notamment en matière d’approvisionnement.
Dans ce dossier sensible, entre enjeux sécuritaires, humanitaires et politiques, aucune issue rapide ne semble se dessiner pour l’instant.
Lire aussi-RDC : nouvelle attaque des ADF à Mambasa, plusieurs civils enlevés dans la nuit du 5 au 6 avril








