Sénégal : la commission d’enquête sur le foncier poursuit ses travaux malgré le refus de Demba Dieng

La commission d’enquête parlementaire sur le foncier au Sénégal entend poursuivre ses investigations malgré le refus de Demba Dieng, ancienne directrice du Cadastre, de répondre à sa convocation. Selon son président, Omar Sy, les travaux se poursuivront à partir des pièces disponibles, des auditions et du recoupement des informations recueillies.
La commission d’enquête parlementaire sur le foncier au Sénégal poursuit ses travaux. Dans un communiqué publié le jeudi 15 octobre 2026, son président, le député Omar Sy, a annoncé que les investigations se poursuivraient malgré le refus de Demba Dieng de répondre à la convocation qui lui avait été adressée.
Ancienne cheffe du Bureau du Cadastre, ex-directrice du Cadastre et actuelle conseillère du président de la République en matière domaniale, Demba Dieng était convoquée dans le cadre des investigations sur des allégations de manquements dans la gestion de plusieurs lotissements et du domaine public maritime.
La commission mise sur les documents et le recoupement des informations
Prenant acte de cette décision, Omar Sy a assuré que la commission poursuivrait ses travaux conformément au mandat qui lui a été confié.
Les investigations s’appuieront notamment sur les documents disponibles, les auditions, les réquisitions et le recoupement contradictoire des informations recueillies. L’objectif affiché est d’établir les faits avec rigueur concernant les questions foncières examinées.
La commission entend ainsi continuer à rassembler les éléments nécessaires pour éclaircir les conditions de gestion des lotissements concernés et du domaine public maritime.
Six commissions d’enquête parlementaire créées en août
Cette enquête s’inscrit dans le cadre des travaux de six commissions d’enquête parlementaire dont la création a été ratifiée par l’Assemblée nationale le 20 août 2026.
Leurs investigations portent notamment sur les marchés du programme « Un étudiant, un ordinateur », estimés à 48 milliards de FCFA depuis 2017, la gestion foncière, le patrimoine bâti de l’État, certains mécanismes financiers, les marchés publics, les licences de pêche et les exonérations fiscales.
Les auditions ont débuté le 5 octobre 2026. Selon les informations publiées par PressAfrik, plusieurs anciens ministres et directeurs généraux ayant exercé sous la présidence de Macky Sall ont également décliné des convocations adressées par les commissions.
La poursuite des travaux devra permettre à ces instances parlementaires de recueillir et de confronter les éléments disponibles sur les dossiers relevant de leur mandat.
Lire aussi-Togo-France : les maires préparent de nouveaux partenariats pour le développement local









