Afrique

Vaccination : cinq pays africains passent à l’offensive contre les enfants zéro-dose

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Ils veulent mettre fin aux angles morts de la vaccination. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Djibouti et la Gambie ont décidé de croiser leurs expériences pour mieux retrouver les enfants qui échappent encore aux programmes de vaccination. Une mission régionale organisée au Sénégal du 29 septembre au 2 octobre 2026 a permis aux cinq pays d’identifier des solutions communes et de retenir 21 actions prioritaires.

L’initiative est portée par Galien Africa, en collaboration avec le ministère sénégalais de la Santé et de l’Hygiène publique. Elle a réuni des représentants des ministères de la Santé des cinq pays, ainsi que plusieurs partenaires techniques, financiers et académiques, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF, l’Institut Pasteur de Dakar et la Gates Foundation.

L’objectif est clair : accélérer les efforts pour atteindre les enfants « zéro-dose », c’est-à-dire ceux qui n’ont reçu aucune dose des vaccins essentiels, et éviter qu’ils restent durablement en dehors des systèmes de santé.

Quatre jours pour chercher des solutions

Pendant quatre jours, les délégations ont comparé leurs méthodes, présenté leurs difficultés et observé sur le terrain certaines pratiques développées au Sénégal.

Les participants se sont notamment rendus auprès de la Direction de la Prévention, de la Division de l’Immunisation et du district sanitaire de Dakar Centre. Ils ont étudié les mécanismes de gestion des stocks, le suivi de la chaîne du froid, la disponibilité des équipements et l’organisation de la distribution des vaccins.

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La question du numérique a également occupé une place importante. L’expérience du Tracker, utilisé pour améliorer le suivi des activités de vaccination, a montré qu’un outil numérique ne suffit pas à lui seul. Après un accompagnement de proximité des agents, le taux d’utilisateurs actifs est passé de 50 % à plus de 90 %.

Autre enseignement observé à Dakar Centre : l’adaptation des horaires aux contraintes des familles. Des interventions mobiles organisées entre 16 heures et 20 heures permettent ainsi d’aller davantage vers des populations qui ne peuvent pas toujours accéder aux services de vaccination durant les horaires habituels.

Aller vers les enfants difficiles à atteindre

La mission s’est également intéressée aux stratégies communautaires. La « Ronde des jeunes filles », basée sur la mobilisation des pairs et la confiance, a notamment été présentée comme une approche permettant de renforcer l’adhésion à la vaccination contre le HPV.

Pour les cinq pays, l’enjeu dépasse toutefois la seule disponibilité des vaccins. Il faut aussi pouvoir identifier les enfants non vaccinés, retrouver les familles, atteindre les populations mobiles et frontalières et disposer d’agents communautaires suffisamment formés et motivés.

Le financement constitue un autre défi. Les délégations ont ainsi échangé sur les moyens de renforcer les ressources nationales consacrées à la vaccination, avec une implication plus importante des collectivités territoriales, du secteur privé, des entreprises à travers leur responsabilité sociétale et des partenariats public-privé.

Le numérique au cœur des nouvelles stratégies

Les travaux ont fait ressortir quatre priorités communes : renforcer le financement domestique de la vaccination, améliorer la gouvernance entre les secteurs de la santé, de l’éducation et les collectivités, accélérer la digitalisation des données et renforcer la participation des communautés.

Le suivi nominatif des enfants apparaît notamment comme un outil important. Il doit permettre de mieux savoir quels enfants ont été vaccinés, lesquels

 

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