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Le corridor de la croissance régionale

Les ministres  des infrastructures  du Bénin, de la Côte d’Ivoire,  du Ghana, du Nigeria  et  du Togo se réuniront  demain vendredi à Lomé  sur le projet   d’autoroute  à péage du corridor Abidjan-Lagos. En amont, se déroule depuis hier,   la réunion des experts sur l’évaluation des progrès enregistrés, les grandes lignes de la marche à suivre pour ce projet hautement stratégique  pour l’Afrique de l’Ouest.

Les échanges vont porter notamment sur l’état d’avancement de la mise  en œuvre du projet, la question de son financement et de support de financement additionnel et sur le  sujet  relatif aux services de consultants et activités de  passation des marchés.

La finalité est de faciliter la prise  de décision des ministres,  en vue  de  traduire  dans la  réalité, la vision des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO.

Le  projet de construction d’une  autoroute de 6 voies, d’une longueur totale de 1 080 km est d’une  importance capitale  pour la sous-région. Faut-il le rappeler, le  transport routier est le mode prédominant de  transport de  passagers et de marchandises dans la sous-région, qui couvre  au moins 95% de la demande. Aussi, le corridor  autoroutier  Abidjan-Lagos enregistre-il  un trafic dense de camions  transportant  les  produits manufacturés et agricoles de la région ouest-africaine.

A l’entame  des  travaux, M. Marc Sondou, directeur de  cabinet du ministère des Infrastructures  et des Transports s’est réjoui des excellentes relations de  fraternité et de  coopération bilatérale qui existent  entre les 5 pays et  qui ont permis de concevoir  ce projet fédérateur. Il a salué, au nom des gouvernements, le soutien indéfectible des  partenaires techniques et financiers qui accompagnent ce projet.

L’ambassadeur représentant permanent de la CEDEAO  au Togo, M. Garba Lompo, a indiqué que ce projet  est  parfaitement  en phase avec les objectifs de  l’institution régionale  qui concourent à  la  création d’un environnement  régional favorable dans lequel les citoyens de l’Afrique de l’Ouest doivent pouvoir se déplacer librement  et mener  à  bien leurs  activités.

Pour lui, la  réussite du projet dépend  de sa bonne  préparation. Dans ce sens, toutes les études techniques, économiques, financières, sociales et  environnementales nécessaires  sont  prévues,  à  hauteur  de 22,72 millions de dollars  US, soit environ 13 milliards  427 millions 520 mille FCFA. A ce jour, les études de faisabilité et techniques détaillées ont commencé, ainsi que la mise en place des structures de mise en œuvre. L’ambition pour la CEDEAO est d’assurer la  transformation du corridor  de  transport en un corridor de développement économique, a ajouté M. Lompo.

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Les représentants de la BAD et de l’UE ont  exhorté  la  Commission de la CEDEAO et  les  pays membres  participants  à  œuvrer dans le sens de permettre  une bonne  évolution des  activités,  en vue de débuter,  dans un très proche  avenir, la  construction de  cette  autoroute.  Ils ont  réitéré  l’accompagnement continu de leurs institutions respectives jusqu’à la concrétisation   de ce projet  important.

Avec Togo Presse

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