Togo : l’Assemblée nationale adopte une nouvelle loi contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

L’Assemblée nationale du Togo a adopté, ce lundi 29 décembre 2025, le projet de loi relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
Le texte a été adopté à la majorité absolue des députés présents, à l’issue de la 6ᵉ séance plénière de la 2ᵉ session ordinaire de l’année, tenue au siège de l’institution.
La séance était présidée par S.E. Professeur Komi Selom Klassou, Président de l’Assemblée nationale, en présence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, et du ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara.
Renforcer la sécurité financière du pays
L’adoption de cette loi vise à renforcer le dispositif national de lutte contre la criminalité financière, dans un contexte marqué par la recrudescence des flux financiers illicites et des menaces liées au terrorisme à l’échelle régionale et internationale.
Le blanchiment de capitaux permet aux réseaux criminels d’injecter dans l’économie des fonds issus d’activités illégales, fragilisant ainsi les circuits financiers, les institutions publiques et la stabilité économique.
Un texte aligné sur les standards internationaux
Le projet de loi adopté s’inspire des recommandations révisées du Groupe d’Action Financière (GAFI), publiées en février 2012, et s’inscrit dans le cadre de l’harmonisation des législations des États membres de l’UEMOA.
Il introduit une approche fondée sur les risques, renforce les obligations de vigilance des entités assujetties et étend ces exigences aux prestataires de services d’actifs virtuels. Le texte précise également les règles relatives à l’identification des bénéficiaires effectifs, afin d’améliorer la traçabilité des transactions financières.
Des réactions au sein de l’Assemblée
Pour Aklesso Atcholi, Président du groupe parlementaire majoritaire UNIR, cette loi constitue « un outil stratégique pour la protection de l’économie togolaise et le renforcement durable de la sécurité nationale ».
Le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a pour sa part indiqué que la loi s’inscrit dans les efforts engagés par les États de l’UMOA et la communauté internationale pour consolider un cadre juridique efficace contre le blanchiment de capitaux et les infractions sous-jacentes.
L’engagement du Togo réaffirmé
Prenant la parole, le Président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou, a salué l’adoption du texte et réaffirmé l’engagement du Togo en faveur de la transparence financière et de la bonne gouvernance.
Il a souligné que l’harmonisation de la législation nationale avec les standards du GAFI et les directives de l’UEMOA envoie un signal clair aux partenaires et investisseurs : le Togo entend prévenir et combattre efficacement les flux financiers illicites.
Une étape importante contre la criminalité financière
Avec cette adoption, le Togo franchit une nouvelle étape dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, tout en consolidant sa crédibilité sur la scène économique et financière internationale.
La mise en œuvre de la loi reposera sur la mobilisation des autorités publiques, des institutions financières et des professions concernées.









