Finances

Togo : un risque d’investissement modéré de 5,9 % selon le rapport « Risque pays 2026 » de Bloomfield

Lomé, 3 avril 2026 – Le Togo présente un risque d’investissement modéré estimé à 5,9 %, une catégorie jugée favorable aux investisseurs malgré certaines vulnérabilités, selon Stanislas Zézé, PDG du Bloomfield Investment Corporation, lors de la présentation du rapport « Risque pays Togo 2026 » à Lomé.

Un outil stratégique pour les investisseurs et les décideurs

Ce rapport propose une analyse détaillée de la cartographie des risques au Togo, en s’appuyant sur des données quantitatives et qualitatives ainsi que sur des échanges avec les autorités et les acteurs économiques, afin d’éclairer les décisions d’investissement et d’orienter les politiques publiques.

Des finances publiques en amélioration

Selon le document, le Togo affiche une progression notable de ses recettes budgétaires, avec une hausse cumulée de 35 % entre 2019 et 2024. Le niveau d’endettement, bien qu’en augmentation, reste maîtrisé et en dessous de la norme communautaire de 70 %, passant de 54 % du PIB en 2022 à 69 % en 2024.

Une performance économique soutenue

Le rapport met en avant plusieurs initiatives structurantes, notamment le programme Novissi lancé en 2020, qui a bénéficié à 7,1 % de la population avec des transferts monétaires significatifs. D’autres actions, telles que le fonds de solidarité de 400 milliards FCFA et l’aménagement de 32 000 hectares de Zones d’aménagement agricoles planifiés (ZAAP), ont contribué à améliorer la productivité agricole, avec un rendement en hausse de plus de 36 %.

lire aussi-Conférence « Risque pays – Togo » : experts et investisseurs analysent les opportunités et défis économiques

Des vulnérabilités persistantes

Malgré ces performances, l’économie togolaise reste confrontée à plusieurs défis, notamment un déficit commercial estimé à 1 125 milliards FCFA en 2024, en hausse de 16 %, ainsi qu’une forte dépendance à certains produits d’exportation comme le phosphate, les produits alimentaires et textiles.

Le rapport souligne également la vulnérabilité du secteur agricole et la concentration des exportations, des facteurs qui exposent le pays à des chocs externes.

Une croissance économique solide mais à consolider

Réagissant à ces conclusions, le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a mis en avant la résilience de l’économie togolaise, avec une croissance estimée à plus de 6 % en 2025, tout en assurant que des mesures sont en cours pour réduire le déficit commercial et diversifier les importations.

Ce rapport confirme ainsi que le Togo demeure une destination d’investissement attractive en Afrique de l’Ouest, tout en appelant à une gestion rigoureuse des risques pour soutenir une croissance durable.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page