Affaire OTR : accusée de détournement, Bileyo Donko saisit la justice et dénonce des propos diffamatoires

Nouvelle évolution dans l’affaire présumée de détournement de fonds à l’Office Togolais des Recettes (OTR). Mise en cause dans ce dossier, Bileyo Donko, Directrice du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude, a décidé de saisir la justice par l’intermédiaire de son avocat.
DONKO Biyelo passe à l’offensive judiciaire
À travers cette démarche, elle entend défendre son honneur et rétablir sa version des faits.
Dans sa plainte, elle évoque notamment :
- une atteinte à sa réputation,
- la diffusion de fausses informations,
- une violation de sa vie privée,
- ainsi que des menaces.
La procédure viserait un journaliste d’investigation Ferdinand Ayité en exil et d’autres non encore identifiés. Cette judiciarisation marque un tournant décisif, en transférant le débat du terrain médiatique vers celui des juridictions compétentes.
Des soupçons de flux financiers controversés
À l’origine de l’affaire, des révélations faisant état de dépôts bancaires importants attribués à certains agents de l’OTR, sans lien apparent avec leurs revenus officiels. Ces informations ont rapidement alimenté des soupçons de blanchiment de capitaux et de détournement de fonds.
Les regards se sont notamment portés sur des mouvements financiers jugés atypiques, dont l’origine reste, à ce stade, incertaine.
Une version des faits qui nuance les accusations
Cependant, des éléments contradictoires viennent relativiser les accusations initiales. Selon des sources proches du dossier, DONKO Biyelo aurait effectué des placements financiers dans un cadre légal et traçable.
Il s’agirait de comptes ouverts au nom de ses enfants auprès d’une compagnie d’assurance, pour un montant estimé à 100 millions de FCFA. Ces fonds proviendraient d’un prêt bancaire contracté auprès d’Orabank, destiné à financer un produit d’assurance vie souscrit chez NSIA Assurance Vie.
Si ces explications sont confirmées, elles pourraient remettre en question l’interprétation des faits diffusée jusque-là.
Un test pour les institutions togolaises
Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement de l’arsenal juridique togolais contre le blanchiment de capitaux et les flux financiers illicites. Elle constitue un véritable test pour les mécanismes de contrôle et de transparence.
Les autorités sont attendues sur leur capacité à faire toute la lumière sur ce dossier, à travers des enquêtes rigoureuses, des audits ciblés et l’implication des structures spécialisées.
La vérité au cœur des enjeux
Dans un climat marqué par des versions divergentes, une certitude demeure : seule une enquête indépendante et transparente permettra d’établir les faits.
Au-delà des personnes impliquées, l’enjeu est majeur pour l’État togolais : préserver la crédibilité des institutions, garantir l’égalité devant la loi et renforcer la confiance des citoyens.
Qu’il s’agisse de confirmer des irrégularités ou de réhabiliter des personnes mises en cause, la manifestation de la vérité s’impose comme une priorité.







