
Au Togo, plusieurs figures politiques restent en détention en dépit des récentes annonces de grâce présidentielle ayant conduit à la libération de certains prisonniers. Parmi elles figurent Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du chef de l’État, et Marguerite Essossimna Gnakadé, ancienne ministre des Armées.
Selon des sources concordantes, ces deux personnalités n’ont pas bénéficié des mesures de clémence accordées à d’autres détenus, une situation qui suscite interrogations et critiques au sein de l’opinion publique et des organisations de défense des droits humains.
Marguerite Gnakadé, première femme à avoir occupé le poste de ministre des Armées au Togo, a été interpellée fin septembre 2025 à son domicile à Lomé. Devenue ces derniers mois une voix critique du pouvoir, elle est poursuivie pour des faits qualifiés d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Ses avocats dénoncent une procédure à caractère politique et réclament sa libération.
De son côté, Kpatcha Gnassingbé, incarcéré depuis 2009 pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, demeure également en prison. Son cas est régulièrement cité par les défenseurs des droits humains comme emblématique des dossiers judiciaires non résolus dans le pays.
Ces détentions interviennent dans un contexte sociopolitique tendu, marqué par des revendications croissantes en faveur de l’ouverture politique, de la réconciliation nationale et de la libération des prisonniers qualifiés « d’opinion ».
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Pour plusieurs observateurs, l’exclusion de certaines figures des mesures de grâce alimente le débat sur l’égalité devant la loi et la volonté réelle des autorités de tourner la page des tensions politiques persistantes.







