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A Conakry, la coalition des 14 a perdu la bataille des arguments et démonstrations

(24hinfo)-On pensait à un retour triomphal à Lomé mais ils ont regagné mardi le pays en toute discrétion. Les photos selfies n’ont plus circulé sur la toile comme le cas au départ. Ceux-là, ce sont les leaders de la coalition de l’opposition qui espèrent la reprise du processus électoral et un report des élections législatives une fois les facilitateurs rencontrés. Mais hélas. Et pour cause, la rencontre de trois jours à Conakry en Guinée avec le co-facilitateur Alpha Condé, l’émissaire du facilitateur Ghanéen, le président de la commission de la Cédéao, les délégations de la majorité présidentielle –UNIR, et le gouvernement Togolais s’est soldée par un échec. En plus de n’avoir pas eu gain de cause sur aucune des revendications, la coalition des 14 partis politiques a peiné dans son argumentation, selon une source.

Le premier point portait sur le recensement électoral . La coalition des 14 partis de l’opposition exigeait une reprise intégrale de l’opération, se fondant sur les « subterfuges » qu’elle s’était déroulée sans ses représentants, et qu’elle a manqué de crédibilité, à cause de l’enrôlement multiple ou de mineurs.
La majorité a répliqué que l’opposition a appelé au boycott du recensement qui a mobilisé d’importantes ressources humaines et financières. Le taux de participants confirment une forte adhésion des populations au Sud comme au Nord.

Le régime de Faure Gnasingbé a également soutenu que tout répond bel et bien aux standards internationaux et qu’au surplus, conformément aux recommandations de la CEDEAO, des experts de l’organisation communautaire furent des témoins vivants.

Le fichier issu sera d’ailleurs audité et les experts commis par la Cédéao ont déjà pris fonction à la CENI.
« En toute hypothèse, la majorité relève qu’aucun seuil ne légitime ni ne crédibilise un recensement ; le Togo faisant largement mieux en la matière que bon nombre de pays de la sous-région dont le taux oscille entre 30 et 35%. De fait, elle a invité la C14 à assumer son choix d’appeler ses électeurs à boycotter le recensement et manifesté sa ferme opposition à toute reprise du processus. Même la prorogation de deux jours suggérée par certains membres de la coalition, en contradiction avec la position jusque-là exprimée par ce regroupement, s’est vue opposer une fin de non-recevoir », souligne Focus Infos dans sa parution numéro 214.

Second point la recomposition de la CENI. Il n’a concerné seulement que la guerre autour de la présence de l’Union des forces du Changement au sein de l’institution organisatrice des élections, la CENI.
Sur ce point, le facilitateur a considéré que son rôle de facilitateur, « malgré le mandat qu’il tient de ses pairs de la CEDEAO, ne lui donne pas pour autant ni compétence, ni prérogative, pour d’autorité remettre en cause un droit acquis, qui plus est consacré par la législation togolaise », souligne Focus Infos. De fait, à moins que l’UFC elle-même ne renonce, il n’y a aucun moyen de l’y contraindre. Le parti a d’ailleurs refusé de démissionner.

La majorité présidentielle a déclaré « ne pas être concernée par ce débat » mais a refusé de céder une place à ce parti parce que lié tous deux par un partenariat. L’UFC au regard des textes est un parti de l’opposition, a-t-elle soutenu.

La demande faite par l’opposition pour le report des législatives n’a pas été aussi concédée.

Avec cette évolution, le pouvoir de Lomé semble reprendre la main et aura désormais toutes les manœuvres pour poursuivre le processus électoral en plus des réformes constitutionnelles sensées être adoptées par l’Assemblée nationale au plus tard fin novembre.

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