
En dépit de l’interdiction par le gouvernement de la marche pacifique du 27 janvier 2024, la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) a décidé du maintien.
« Nous étions allés voir le ministre de l’administration territoriale, Hodabalo Awaté (ndlr) ce matin du 26 janvier 2024 et il est de notre devoir de rendre compte à la population. Nous avons fait deux heures environ d’échange avec le ministre. Les échanges étaient courtois. En ce qui nous concerne, nous avions eu l’occasion de parler un langage de vérité. Ce qui est ressorti des discussions, le ministre a reconnu qu’il y a un problème et que l’itinéraire de la marche indiqué dans notre courrier lui aurait échappé. Pour le deuxième point, nous avons eu l’occasion de dire au ministre que nous ne le comprenons pas. On ne comprend pas qu’il puisse se prévaloir de ce motif pour interdire la marche », a expliqué Brigitte Adjamagbo-Johnson devant la presse.
Pour elle, seul le motif de la sécurité a été retenu par le ministre pour maintenir la décision d’interdiction. Chose sur laquelle le regroupement a dit niet et a décidé à son tour de maintenir sa marche.
« Nous avons dit au ministre que nous ne pourrons pas appuyer quelqu’un qui viole nos droits. Nous ne pouvons pas aider quelqu’un à violer le droit des Togolais, celui de manifester ou de marcher. Nous prenons nos responsabilités », a-t-elle laissé entendre, tout en donnant rendez-vous aux togolais sur demain à 10 heures à Gakpoto à bè comme lieu de rassemblement.
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